L’ouvrage intitulé Le Droit à la mort. Suicide, mode d’emploi, ses lecteurs et ses juges, dont on lira ci-dessous l’introduction de la première édition (2004) est réédité aux Éditions IMHO ; disponible le 17 mars 2010.
On me demande souvent "Mais toi, qu’est-ce qui te donne envie de vivre ?" Écoutez ici l’une des manières de répondre à cette question...
Le livre Suicide, mode d’emploi occupe une place à part dans l’histoire de l’édition française. Acheté en France par plus de 100 000 personnes et traduit en six langues, ce qui est banal pour un roman couronné du prix Goncourt mais exceptionnel pour un essai, il a fait l’objet de plus de 500 articles de presse, et suscité depuis sa publication en 1982, une polémique sans précédent.
En février 1995, soit treize ans après sa parution et quatre ans après sa disparition des librairies, le parquet de Paris s’acharnait encore à le poursuivre ; l’action opiniâtre d’une association militant pour son interdiction aboutissait enfin à la condamnation de l’éditeur Alain Moreau, interdisant ainsi toute réimpression de l’ouvrage dans sa forme initiale [1].
En effet, ayant tout à la fois révélé et battu en brèche le tabou qui pèse sur un « droit à la mort » décidément intolérable aux institutions, surtout lorsqu’il est pris ou revendiqué par des personnes en bonne santé, Suicide, mode d’emploi en a paradoxalement renforcé les formes juridiques, en fournissant le prétexte d’une nouvelle loi. On verra qu’elle a servi par la suite, à interdire, saisir et détruire le livre Exit Final de l’américain Derek Humphry, préfacé par Hubert Reeves (1992), ainsi qu’à condamer le journal Le Monde au début des années 2000. Sans doute honteux d’être confondus dans la même réprobation qui frappait des auteurs voyous, le prestigieux quotidien s’est dispensé d’en informer ses lecteurs, et par conséquent de protester contre l’usage qui était fait d’une loi de censure !
Rien de neuf objectera-t-on : la censure est une habitude aussi ancienne qu’elle est déplorable et, sans remonter plus loin, les procès faits aux auteurs n’ont pas manqué au XIXe siècle. L’institution judiciaire est généralement fort longue à reconnaître ses torts, lorsque même elle y consent. Ainsi le jugement de 1857 qui condamnait certaines pièces des Fleurs du Mal de Baudelaire à peine publiées n’a-t-il cassé qu’en 1949, soit quatre-vingt douze ans plus tard ! Encore aura-t-il fallu voter tout exprès, en septembre 1946, « une loi d’exception pour un livre exceptionnel », selon les termes de l’historien de la littérature Yvan Leclerc [2].
Au contraire, c’est l’une des originalités de l’affaire Suicide, mode d’emploi, nos adversaires devront batailler treize années durant, engager pas moins de dix procédures judiciaires - dont deux amenèrent la condamnation de mon ami et coauteur Yves Le Bonniec à des peines d’amende et de prison et l’une son arrestation -, solliciter et obtenir du parlement en 1987 une loi d’exception ad hoc supposée réprimer la « provocation au suicide [3] », puis son application au mépris du principe de la non-rétroactivité de la loi pénale, pour interrompre la diffusion de l’ouvrage.
En février 1969, Henri de Montherlant confiait aux Nouvelles littéraires : « J’ai souvent songé à écrire un petit ouvrage uniquement de pratique, bon marché pour être largement répandu, dont le titre eût été, par exemple : Vite et Bien ou L’Art de ne pas se rater, en cinq leçons. Vraiment un ouvrage pour être utile aux gens, un ouvrage que tout ami du suicide eût dû avoir toujours sous la main. J’ai été arrêté par la conviction que cet ouvrage serait saisi [4]. » Conviction point dénuée de fondement comme l’ont prouvé nos démêlés avec l’institution judiciaire. Néanmoins, la stratégie de « propagande par le fait accompli [5] » que nous avons adoptée, profitant de l’absence d’une législation interdisant à l’époque l’information sur les moyens du suicide, a été couronnée d’un relatif succès : Suicide, mode d’emploi a pu être diffusé neuf années durant.
Comme on le verra, nos adversaires ont voulu faire croire que, dans ce livre, seule la liste de médicaments mortels, qui faisait l’objet du dixième et dernier chapitre, heurtait la morale dominante. Ce rideau de fumée n’a guère aveuglé que ceux qui l’entretenaient de leurs appels à l’autodafé. La diffusion des « recettes médicamenteuses », qui suscita tant d’indignation, n’a rien changé aux chiffres du suicide, j’en ai fait la démonstration dans À la vie à la mort [6]. Il n’en reste pas moins que c’est sa dimension pratique qui a fait prendre notre livre au sérieux et donné une nouvelle acuité à une exigence immémoriale de liberté. Il n’est peut-être pas inutile de répéter ici que, ni en 1982 ni aujourd’hui, l’idée absurde de « provoquer » le lecteur au suicide ne nous a effleurés.
Rarement lu par ceux qui en réclamaient la destruction, Suicide, mode d’emploi a eu - dépassant les espoirs et les craintes de ses auteurs - une fonction de révélateur des blocages idéologiques et caractériels de la société française. Si nous ne doutions pas que notre livre puisse choquer, nous avons été surpris par l’ampleur et plus encore par la violence et l’irrationalité des réactions qu’il a déclenchées.
Suicide, mode d’emploi s’inscrivait, non seulement dans une tradition libertaire - l’anarchiste Paul Robin a publié en 1901 une brochure intitulée Technique du suicide - mais aussi dans la logique des combats menés dans les années 70 du vingtième siècle autour des droits des malades, du droit à disposer et à jouir de son corps, du droit à la contraception et à l’avortement [7].
Les bibliothécaires nomment « fantôme » le morceau de bristol qui marque dans les rayonnages l’emplacement d’un livre consulté. Livre mythique, Suicide, mode d’emploi est à sa manière un « livre fantôme », bénéficiant, jusqu’à une hypothétique réédition [8], du statut original mais peu enviable de « classique introuvable ». Référence obligée en matière de droit à la mort, il incarne aussi désormais les limites de la tolérance démocratique.
S’il a donné lieu à de multiples textes et ouvrages de controverse et à quelques ersatz, Suicide, mode d’emploi n’a pas - quant aux informations historiques et juridiques qu’il contient - d’équivalent en français [9]. Son absence des librairies, comme de la plupart des bibliothèques, permettra longtemps encore aux truqueurs de toute espèce de mentir sur son contenu et sur les intentions de ses auteurs. Au moins était-il possible d’offrir au public d’aujourd’hui un ensemble d’informations et de documents jamais réunis à ce jour, dont beaucoup figuraient dans des dossiers judiciaires ou dans des revues professionnelles (médicales, juridiques, etc.) difficilement accessibles. Les lectrices et les lecteurs qui ont eu la chance de se procurer ce livre « interdit », à l’époque de sa libre diffusion ou ultérieurement, et pareillement ceux et celles qui, du fait de leur âge, n’en connaissent qu’une image partielle et déformée par la rumeur, tous ont le droit de connaître les pièces de ce dossier et de savoir sur quel argumentaire moral et juridique on a condamné un livre au néant.
Le combat pour le droit de chacun à décider de sa vie et de sa mort, dont l’affaire Suicide, mode d’emploi aura été une importante étape, se poursuit [10] et se poursuivra, malgré et contre les dérives autoritaires et moralisatrices des démocraties, et le retour des fanatismes religieux. Après À la vie à la mort (1997), le présent ouvrage en conserve la mémoire, manière de défi à ceux qui croient que l’on peut éradiquer l’idée de liberté en brûlant les livres qui la défendent.
Remarquons que ceux-là sont aujourd’hui impuissants à empêcher qu’un usager d’Internet puisse, en quinze minutes de connection, et au tarif d’une communication téléphonique, consulter à l’aide d’un moteur de recherche plusieurs sites internationaux (dont la grande presse a publié les adresses sans être inquiétée) qui lui fourniront des pages d’informations, de références bibliographiques et d’adresses militantes. Quant au médicaments, il est plus aisé de les commander de chez soi, via Internet et les sociétés de vente par correspondance qui y sont installées, que par n’importe quel autre canal [11]...
Mais les censeurs s’adaptent péniblement à la modernité. Même si l’on ne se prive pas de surveiller le Web [12], c’est encore le livre qui fournit la cible la plus familière, la plus tangible et surtout la plus facile à atteindre.
Christine Malèvre [13], Vincent Humbert [14], Claire et Roger Quillot [15], Mireille Jospin [16], limpide ou plus sordide, chaque nouvelle « affaire d’euthanasie », chaque suicide d’une personnalité déclenchent rituellement émotions médiatiques et déclarations embarrassées des politiques, tandis que, non moins régulièrement, des parlementaires inspirés par l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (A.D.M.D.) déposent des propositions de lois pastichant, dans des versions plus restrictives, les systèmes hollandais et belge, que nous étudieront dans les pages qui suivent. Ces Pénélope réformistes ne s’avisent pas que les lois qu’elles inventent entreraient - si par extraordinaire elles passaient dans les faits - en contradiction avec la loi de décembre 1987, bien réelle, qui interdit toute information sur les moyens de se donner la mort. En effet, la loi de 1987 a réintroduit le suicide dans le code pénal français deux ans avant le bicentenaire d’une Révolution qui l’en avait chassé... Éternel retour de l’esprit d’Ancien Régime, contre lequel reste à faire une révolution libertaire.
On pourra s’étonner de voir indiquées dans les pages qui suivent comme censurées des indications techniques déjà publiées par des journaux au tirage sans commune mesure avec celui du présent livre. La lecture du récit de nos démêlés judiciaires convaincra, je pense, que des « recettes », qui n’auraient pas retenu l’attention des magistrats dans leur quotidien habituel, leur fourniraient un prétexte commode aussitôt que reproduite par l’auteur de Suicide, mode d’emploi.
J’ajoute que si je lirai avec intérêt les témoignages que des lecteurs voudront bien m’adresser, j’avertis que je ne répondrai à aucune demande de renseignements sur les techniques du suicide.
On peut lire également des extraits de témoignages de lecteurs de Suicide, mode d’emploi qui constituent le neuvième et dernier chapitre du Droit à la mort.
[1] Autre symptôme d’acharnement, dérisoire mais éclairant, chez les politiques. Par décret du 20 août 1997, M. Chirac, président de la République, décidait de refuser à Alain Moreau la nomination dans l’ordre de la Légion d’honneur à lui décernée par François Miterrand, son prédécesseur. Le Conseil de ladite décoration avait estimé « que l’édition d’un tel ouvrage constituait un manquement grave au respect dû à la personne humaine et donc un acte attentatoire à l’honneur. » À l’époque, le Conseil ne trouvait rien à redire au maintien dans son grade de M. Papon, responsable de la déportation de personnes juives pendant l’Occupation, puis en 1961 de l’assassinat de manifestants algériens à Paris. Ce n’est que deux ans plus tard, en 1999, que sa décoration a été retirée à M. Papon. Mieux vaut donc, du point de vue de l’« honneur », commanditer des meurtres sous tous les régimes, qu’encourager la liberté de disposer de sa propre vie.
[2] Crimes écrits, La littérature en procès au 19e siècle, Plon, 1991, p. 276.
[3] On en trouvera le texte en annexe. Sur la genèse de la loi, voir plus loin chap. VII.
[4] « La mort de Caton », in Le Treizième César, Gallimard, 1970, pp. 43-44.
[5] Au XIXe siècle, dans le mouvement anarchiste, la « propagande par le fait » désigne d’abord toute réalisation pratique ou action d’éclat dont l’exemple peut servir à éclairer la classe ouvrière. Par la suite, elle sera plus étroitement associée aux attentats.
[6] À la vie à la mort, Maîtrise de la douleur et droit à la mort, Noêsis, 1997. Rappelons ici que le nombre des décès suicidaires a régressé à partir de 1987 jusqu’en 1991 (pour augmenter à nouveau en 1992) alors même que 100 000 exemplaires d’un livre citant des techniques d’intoxication médicamenteuse avaient été vendus. De plus, cette méthode de suicide n’a jamais représenté que 13,54 % de l’ensemble des décès suicidaires (25% chez les femmes), tandis que les méthodes violentes, bien connues de tous, sont toujours - de loin - les plus utilisées. Les journalistes renoncent difficilement au discours alarmiste. Ainsi Le Monde du 4 février 1998, année pour laquelle le chiffre des décès suicidaires (10 534) est inférieur au chiffre le plus bas (11 502) de la période 1987-1991, citait-il, sans le démentir, un professeur de médecine légale selon lequel « le suicide augmente à une telle vitesse que tout le monde commence à se sentir concerné » [Je souligne].
[7] On trouvera les traces de mon activité dans les groupes et revues de cette époque dans le recueil intitulé Pièces à conviction, Noésis, 2001. La brochure de Robin est reproduite en annexe du présent ouvrage.
[8] Réédition envisageable à la seule condition de mettre le texte en conformité avec la loi de 1987, en supprimant donc toute information sur les techniques du suicide.
[9] On trouvera, à titre indicatif, la table des matières de la première édition de SME à la fin de ce volume. L’Histoire du suicide de G. Minois, sous-titrée « La société occidentale face à la mort volontaire » (Fayard, 1995) est centrée sur les XVIe-XVIIIe siècles, délaissant les XIXe et XXe siècles, ce qu’il n’annonce que dans sa conclusion. M. Minois qualifie Suicide, mode d’emploi de « brochure » (p. 373), dont il n’indique ni l’éditeur ni les auteurs.
[10] Je songe par exemple au manifeste, dit « de désobéissance civique », lancée par deux militantes de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (A.D.M.D.) et signé par 132 personnalités, publié à la une de France-Soir, le mardi 12 janvier 1999. « Nous déclarons avoir aidé une personne à mourir ou être prêts à le faire. Nous considérons que la liberté de choisir l’heure de sa mort est un droit imprescriptible de la personne [...]. À plus forte raison, ce droit est-il acquis au malade incurable ou qui endure des souffrances que lui seul est habilité à juger tolérables ou intolérables. [...] »
[11] Voir « Le gouvernement s’inquiète du trafic de médicaments sur Internet », Le Monde, 4 octobre 1996. Fin décembre 1998, suite au suicide d’une jeune femme, la police japonaise ouvrait une enquête sur un site Internet qui proposait à la vente des doses de poison.
[12] Un matin de décembre 1998, Guillaume Esnault, gérant d’une société rennaise hébergeant sur le Web plus de 2 500 sites francophones, ainsi que sa femme enceinte de sept mois sont arrêtés à leur domicile. On pouvait lire sur l’une des 200 000 pages accueillies par le Village des extraits de SME (j’ignore lesquels) et sur une autre un dessin animé jugé pornographique...
[13] Soupçonnée d’une trentaine d’actes d’euthanasie active, finalement reconnue coupable de six décès, l’infirmière a été condamné en octobre 2003 à 12 ans de prison.
[14] Tétraplégique âgé de 21 ans, V. Humbert avait interpellé le chef de l’État J. Chirac en lui réclamant le « droit de mourir » (France Soir, 16 décembre 2002). En accord avec sa mère, qui avait tenté de lui administrer des barbituriques, le médecin-chef du service de réanimation de l’établissement où était hospitalisé le jeune homme avait provoqué sa mort, le 26 décembre 2003.
[15] Sur le suicide de Roger Quillot et la réanimation intempestive de son épouse Claire, en juillet 1998, voir chap. VIII, « Une idée en procès ».
[16] La mère du politicien et ancien premier ministre social-démocrate s’est donné la mort à l’âge de 92 ans, en décembre 2002. Elle était membre du comité de parrainage de l’A.D.M.D.
Bonjour,
Je voulais repondre à Caroline après qu’elle ai dit qu’ il y a des personnes qui "souffrent vraiment" comme "pour Laurette" atteinte de leucémie apparemment et donc d’après toi les personnes qui veulent en finir avec leur existence sont des egoïstes et des personnes ne regardant que leur nombril...c’est un peu réducteur, et surtout tu es bien sure de toi dans ce que tu affirmes, et tu as eu des personnes décédées par accident et la mort te révolte, mais la réalité n’est pas aussi simple, et une grande ouverture d’esprit est nécéssaire si l’on veut comprendre les choses, ainsi que le fait comprendre Valérie D.
Regarde certaines personnes ici, comme Pascaline, les épreuves qu’elles ont passées,ce qu’elles ont subi, enduré, non ,décidément tu ne les entends pas, elles souffrent bien plus qu’il est possible de le dire, chaque jour est une épreuve de plus qui ne leur apporte rien, et ne fait que prolonger le supplice, si tu ne les comprends pas, c’est simplement que tu ne sais pas ce qu’elles endurent, tu ne souffres pas comme elles souffrent, tout simplement.
C’est vrai je suis passé par ces moments plus jeune, et j’y passe encore aujourd’hui, et je pense à tous ces ados qui souffrent aussi, c’est une période de la vie très dure, et parfois certains ne peuvent la surmonter, il faut le comprendre, bien sûr j’aimerais que toutes les personnes qui se sont livrées ici restent en vie, car je les croie fragiles, je ne pensent pas qu’elles fassent du mal aux autres sciemment, mais simplement par négligence, ou par ignorance, ou même n’ont font pas, c’est plutôt souvent le contraire, mais parfois c’est trop dur, et moi je les respecte, car on ne peut demander ou obliger quelqu’un à souffrir à vie, c’est de l’intolérance et de la torture que de leur demander ça.
La vie n’est pas un long fleuve tranquille et si certaines personnes savent comment s’en sortir, ou plutot ont le bon caractère pour le savoir, tant mieux, quant à ceux et celles pour qui aucune clé ne les sort de leurs tourments, aucune solution n’apparait à leurs yeux pour les aider dans leur parcours au milieu des autres (qui sont souvent leurs bourreaux), alors je leur souhaite de trouver la paix d’une façon ou d’une autre, de ne plus souffrir ou ne plus faire souffrir, qu’elles trouvent la lumière dans la noirceur de l’existence.
Comprenez-nous ,c’est tout ce qu’on vous demande...
mon exemplaire de chez Alain Moreau 1982 est toujours là ... si j’écris c’est que donc après plus de onze tentatives, je n’ai toujours pas trouvé la porte de sortie. évidemment maintenant les médications ont évolué mais ... comment se les procurer ? d’autant plus que je suis suivie très (trop ?) régulièrement par un pschiatre qui "m’a a l’oeil". oh ... une fois j’y parvbiendrais, je ne renonce pas. c’est devenu une partie de ma vie, comme une sorte de berceuse ... "une fois je m’en irai... ailleurs je dormirai..." entre temps, étant de natinalité suisse, je me suis inscritre à EXIT ; j’ai demandé à ma fille (qui connaît mon état) d’être mon témoin, mais j’aimerais lui éviter toutes ces démarches. une fois - au bout de onze tentatives, d’internements divers et de paralsies résultant de tentatives - je pourrai partir ! ah le pied ! mes très proches - ainsi que les "moins" proches sont au courant et - attention - la plupart me comprennent ! un jour ma connexion s’éteindra.
ah ! au sujet du livre : il est tout moche, tout corné (p.220), un peu moisi ... mais fait partie de ma "vie" ?
meilleurs messages
Bonjour
Vous etes bien sure de vouloir mourir ? Je ne le crois pas, et vous auriez tort de le faire, car on sent que vous vous accrochez à la vie malgré tout, vous appelez au secours et l’on ne vous entend pas malheureusement, mais vous n’avez besoin de personne, tout est en vous, cherchez vite et vous trouverez la force et le gout de vivre
N’essayez plus de nous quitter, faites un pied de nez à la mort et montrez-lui de quoi vous êtes capable, capable de vivre, encore et encore et encore et encore !!!
je ne sais coment vous dire cela, mais je me suis fais violé quant j’avais 12 an depuis ce jour j’ai fais plusieur ts et d’autres jour j’y est pensé sans le faire. Ma famille ne compren pas ce que je ressent, ils ne se doutent même pas de tout sa ! Le pire je croi c’est mon incapacibilité a retombé amoureuse, a ne plus avoir mal, reprendre une vie normale. Pour moi la vie se déroule en noir et blanc. Il n’exciste plus aucune couleur pour moi. N’éanmoin je m’acroche autant ke je le peu. Je n’est ke 16 an et de belles années devant moi comme ne cesse de me répété ma meilleure amie. C’est la seule personne en ce monde avec ki je soit vraiment sincère et qui connaisse toute la vérité sur moi. C’est aussi la seule a qui je m’anquerai ! C’est mon rayon de soleil, elle me fait tenir le coup. Sans elle je ne serais plus là ! Il m’arrive souvent qu’au cour d’une journée parfaite en aparence je craque et tente un suicide mais grâce a vos témoignage et a l’amour qu’elle me porte je tient le coup. Pour moi vous étes utile !
voila la vie pathétique d’une ado.
Audrey
14 ans, un malheur que je croyais éternel, TS (tentative de survie), un appel au secours comme beaucoup, sans vouloir se l’avouer... Les larmes de ma mère : déjà vues auparavant, celles de mon père que je croyais insensible : une corde jettée au fond de mon gouffre. Non pour m’y pendre mais pour m’y accrocher de toutes mes forces, quitte à avoir mal aux bras et des cloques aux mains. Sa douleur pour réussir à me remonter a fait s’envoler la mienne.
Aujourd’hui, 19 ans, je suis heureuse.
A vous lire, j’en aurais presque honte... Mais non, je me suis battue, j’ai réussi et le gouffre est refermé, comblé et s’il arrive que mes pieds s’enfoncent un peu dans la terre, je passe en courant !
Pourquoi pas vous ?...
Bonjour à tous,
Je suis tombée sur ce site en faisant des recherches pour un exposé sur le suicide des jeunes et des personnes âgées (je suis étudiante en première année de sociologie) et je mentirai si je disais ne pas avoir été choquée de vous lire. Tous un par un vous dites que vous avez tout pour être heureux mais que vous ne l’êtes pas, et au lieu de tout faire pour le devenir, vous préférez baisser les bras. C’est ça la vie de nos jours, si elle ne nous plait pas on y met fin parce que de toute façon on ne manquera à personne !!! Je m’excuse de trouver ça ridicule et lâche mais c’est un fait ! Comment une mère peut dire qu’elle ne manquera pas à ses enfants, n’est-ce pas là, la simple définition de l’égoïsme ? Il n’y a pas pire epreuve que de perdre sa mère il est temps de cesser de se regarder le nombril ! J’ai été à un enterrement la semaine dernière, le premier de toute ma vie, je m’étais preparée au pire mais ce n’était rien à coté. Jamais je n’avais ressenti autant de peine, de colère, de mal qu’à cet instant. Une personne plus vivante que beaucoup, une personne qui manquera à tellement de ses proches, une personne qui aurait tout donné pour vivre...
Je n’adhère pas au suicide, bien sur vous pourrez dire que c’est parce que je ne sais rien de la vie, parce que j’ai tout pour moi (quoi que à croire ce qu’il se dit ici, même ça c’est pas le pied !), mais j’en sais assez pour me dire que la vie est un cadeau, si on est triste on trouve du reconfort, si on est malade on essaye de se soigner, si on a mal on fait tout pour s’appaiser, et on passe chacune des étapes qui font qu’on devient quelqu’un. C’est merveilleux d’être là, de voir, de gouter, de sentir, de ressentir, d’apprendre, de tomber, de se relever, c’est bon de faire des bêtises, de se tromper, de s’aimer... Bien sur tout ne sera pas toujours parfait, la vie vous bousculera encore bien desfois, mais il faut lui sourire si on veut qu’elle le fasse à son tour !!
Et si vous n’êtes pas convaincu, allez faire un tour sur un site comme "pour laurette" qui lutte contre la leucémie, aller lire des temoignages de malade qui se battent si fort... Peut être que là vous comprendrez...
Voilà...
Dsl pour ceux que je choque, pour ceux que je vais ennerver mais j’en ai assez des gens qui baissent les bras au lieu de se battre !!! Je lutterai tjs contre ça même si pour ça il me faut renoncer à certaines amitiés, je n’hésiterai pas, d’ailleur je n’ai pas hésité...
Caroline.
Bonjour,
C’est curieux comme ton message respire la petite bourgeoise qui n’a jamais eu de problème. J’ai 47 ans, j’ai fait ma première TS à 17 ans. J’ai galèré une bonne partie de ma vie pour des raisons différentes, et je me suis toujours battue pour vivre, à deux reprises contre la mort, à la suite de maladies grâves. J’ai été 3 fois dans ma vie dans le coma, et j’ai trouvé çà plutôt agréable.Marre de souffrir, comme la mort me semble douce. J’ai détruit Dieu, renié ma religion, secte officielle à peine déguisée et flirté assez souvent avec la mort pour ne plus en avoir peur, voire la trouver attirante.
Aujourd’hui, une grande lassitude m’envahit. J’ai 3 enfants, dont la dernière a seulement 3 ans et demi, et pourtant , je me sens très vulnérable.T’es-t-il déjà arrivé de te cramponner à ton lit pour ne pas sauter par la fenêtre. Moi, oui. Encore cet après-midi.
Alors, remballes tes théories utopistes de gamine, et ouvre-toi sur les autres. La sociologie , la psychologie, ne s’apprennent pas seulement dans les livres. Il faut aussi avoir des oreilles, pour écouter, de l’intelligence, pour comprendre, et un coeur, pour aimer les gens. Si tu n’as pas cela au fond de toi, alors change de route et fait d’autres études, où tu seras plus rentable et plus performante, comme le veux la société dans laquelle nous vivons...péniblement
Catherine, chanteuse, mariée, 3 enfants....Et oui, çà existe !
Juger un acte suicidaire de lacheté est écoeurant ! Ce n’est pas parce que l’on est atteint de leucémie que l’on souffre plus que quelqu’un en bonne santé. J’ai fait un voyage humanitaire au Chili il y a 4 ans, j’y ai vu des bidon-villes, les gens sont dans la pauvreté extrême, pas de soins de santé, des viols, etc... Il n’empêche que la vie se lit dans leurs yeux. Je suis belge, donc occidental, j’ai une maison, une formation, une famille, un peu d’argent. Mais je veux mourir. De quel droit m’empêcherat-ton de mourir ? Au nom du droit à la vie ? Et le droit à la mort alors ? Au nom des êtres qui m’aime ? Je devrai donc me convaincre de SURvivre jusqu’à ce que ma familles/amis meurent ? Un accident est si vite arrivé, j’aurai pu mourir plusieurs fois dans un accident sans que je le veuille. Si l’on meurt pour sauver la vie d’un humain, on est considéré comme un héros. Si l’on meurt dans un accident, c’est bien triste. Si l’on meurt suicidé on est un lâche... Quelle belle philosophie. Devrais-je donc provoquer un accident pour que l’on ne me crache pas sur la tombe ? Devrais-je provoquer un accident et impliquer un homme ou une femme qui lui ou elle est attaché(e) à la vie ? Mourir... tout le monde y passera, alors aujourd’hui ou demain, quelle différence, les gens qui nous aime nous regretterons quelle que soit les circonstances de notre mort.
Dernière chose, je n’ai jamais rencontré de suicidé qui meurt dans l’intention de faire souffrir leur entourage...à méditer !!!
Mes respects à tous.
Bien des posts parle de la lâcheté des pesonnes qui décident de quitter la vie de façon volontaire. Quelle erreur !
Attendre que notre vie s’arrrete comme elle a conmmencé, c’est à dire sans se soucier de notre avis m’interpelle.
Quoi de plus facile que d’attendre que les choses se fassent à votre place. Laisser passer une vie dans la souffrance avec comme béquilles des médicaments, des oreilles qui vous écoutent avec leur Rolleix autour du poignet (bien vu sur ce coup là), des donneurs de leçons qui ont un capital "désir de vivre" que nous on n’a pas (en gros ce serait qu’un riche dise à un pauvre qui se bat de tous cotés pour ne plus l’être qu’il fait exprès de ne pas être riche) c’est trop facile.
Par contre prendre la décision de terminer sa vie Le jour, au lieu et avec le moyen qui nous paraît pertinent (douleur ou non, lucidité ou non, publique ou solitaire) ça c’est un acte de courage.
Laisser des enfants (que bien sur on aime et qu’on aimerait épargner), des amis à qui on va faire de la peine voire les faire culpabiliser, ce n’est pas un acte de lâche.
C’est un choix !
Un choix dur à faire. Bien plus dur que d’attendre que la décision vienne d’ailleurs ou de maladie etc. et ça se fasse à l’insu de notre capacité décisisonnelle. Vivre en se bourrant de football, de TV débile, de jeu à passer ou à tuer le temps, de médocs pourris, c’est navrant.
C’est indigne d’un être humain intelligent, capable de réflexion (sur sa présence là , par exemple...), capable de raisonner et d’argumenter sur la qualité de ce qu’il vit.
Non ! la lâcheté appartient à ceux qui n’ont pas le cran de faire des choix. Le courage appartient aux autres.
Mais moi suis-je lâche ou courageux ? Comme j’aimerais être courageux ! Mais je suis encore lâche en cet instant puisque je suis là à vous dire ce que je pense. C’est une fuite de lâche...
Je suis tombé sur ce site par asard.Plusieurs fois des ami(e)s mon dit qu’elle voulé en finir...je croyait que c’était pour se rendre intéréssente, depuis que j’ai lus vos propos je me rends compte qu’elle ne sont sans doute pas bien dans leurs peau.Je n’ai que 13ans (svp soyé indulgents avec les fautes d’ortographes).Je me suis aperçu que la soufrance ce n’était pas seulement les viols,la violence etc...Malgrès le milieu de vie assez aisé que personne ont elle peuvent avoir un réel besoin d’en finir ce que je ne comprené pas avant. J’ésite encore a posté mon message.
Je n’ai jamais voulu en finir j’espère ne jamais le vouloir.
Je ne sais pas si je peut vous dire bonn journée...
Anne petite fille sans importance.
Tres chere petite Anne,ton petit temoignage m’a emu et je voudrais simplement te dire : NE SIGNE JAMAIS "PETITE FILLE SANS IMPORTANCE" !Saches que rien que le fait d’avoir pris le temps de lire,d’ecrire sur ce site est un tres beau geste.
Nadia
Ne juge pas, tu ne sera pas jugé. Jusqu’à ces dernier temps notre vie appartenait à Dieu et on ne pouvait le priver de sa propriété. Aujourd’hui il paraaît qu’il n’existe pas ou plus. Alors à qui appartient notre vie. Qui à le droit d’en décider ? Pas la société tout de même. La société est faites par les hommes pour les hommes et non pas les hommes pour la société. L’égoïsme n’est il pas présent dans ce confort qui consiste à ne pas remettre en cause ses idées, à ne pas écouter les autres ou à attribuer une valeur négligeable à leurs propos. Que connaissez vous de la douleur, de l’ennui, de la perte des valeurs de base. Vivre pour vivre, la belle affaire c’est l’eternel combat de la quantité contre la qualité. Politiquement et socialement le refus du suicide est du même tabac que le fait de refuser de tenir compte des bulletins blancs ou nul lors des éléction, c’est dérangeant. Les vrai questions celles qui justement dérangent car elle son difficile à traiter ce sonr les pourquois. Pourquoi le besoin du suicide, pourquoi les vote blanc. Un bon sujet de disserte non ? Désolé si j’ai troublé votre confort.
François (59ans)
Il me semble que Mlle Caroline n’est faite ni pour la sociologie, ni pour la psychologie. Le suicide est le fait social premier pris pour objet d’étude par le père fondateur de la sociologie, Mr Emile Durkheim. Pour info, un classique à vous approprier (http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/suicide/suicide.html), si vous persistez dans ce champ d’étude.
Comme beaucoup ici, je lutte depuis longtemps pour tenter de donner un sens à ma vie, et par extension, à la Vie. J’en ai même fait mon champ d’étude principal, m’appuyant sur la sociologie, la psychologie, les sciences cognitives et bien d’autres domaines. Et oui, Mlle Caroline, nous tentons de survivre à travers une quête de sens, interpellant nos pairs dans ce jeu social, jeu dans lequel nous cherchons mais ne trouvons place.
Les seules réponses que j’ai trouvées me renvoient à l’absurde (à quoi bon !) et à la primarité de l’instinct de survie (j’ai peur de le faire !). Aujourd’hui, j’aimerai dépasser ma lâcheté pour pouvoir passer à l’acte, car ma conscience est mon fardeau, quand je pensais qu’elle me libèrerait de ce sentiment délétère.
Le sens de la vie m’apparaît relever d’un mythe diligenté par cet instinct de survie de l’espèce. Ce mythe est relayé par les lois écrites et non écrites, promulguées par nos avatars sociétaux qui institutionnalisent ce mythe et font de la mort libératrice un tabou. Car il me semble évident que notre état d’animaux pensants devraient logiquement nous conduire tous à cette conclusion : la vie est un enfer, sa fin est inéluctable et l’archarnement contre le suicide un mouvement collectif qui nous instrumentalise.
Caroline, en lisant ton message je ne pu m’empêcher de te répondre. Je me suis permis de prendre Charles Baudelaire comme appui.
Loin des théories de Rousseau sur le fait que "l’homme est naturellement bon", Baudelaire perçoit la nature humaine comme une dégénérescence marquée par la corruption. Il en fait un spectacle morbide et répugnant composé de femmes infidèles, de cités puantes, de vieillards pourris par la vie.
Baudelaire a donné le nom anglais de « spleen » à l’état physique, psychologique et moral de l’homme qui prend conscience de la malédiction de sa propre nature. Il me semble que la langue française ne trouve aucune signification exacte à ce môt. Seules des métaphores s’approchent d’une incomplète définition. En effet le spleen regroupe un ensemble d’émotions pour signifier l’angoisse, la mélancolie, l’ennui. Le spleen est souvent mêlé à une inquiétude permanente, une douleur existentielle de l’âme. Le spleen est, selon moi, un sentiment d’inadéquation à soi et au monde. Pour décrire l’état dépressif de l’homme, accablé et rongé dans sa chair, Baudelaire fait intervenir les décors, les aspects : ciels brouillés, brumes épaisses, nuits noires. Le spleen est une épreuve du mal dans tous les recoins de la nature et de la conscience humaine. Il nous offre finalement un sentiment de dégoût à travers la toile qu’il a tissé. « Un peuple muet d’infâmes araignées vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux. » tiré de Spleen.
Alors, la mort paraît moins effrayante que la vie ; cette dernière est faite de souffrance, de remords, d’espoirs brisés, d’ennui. En somme, une véritable torture pour l’être. La mort, quant à elle, apparaît comme une aspiration libératrice : « Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte » . La vie est une salle d’attente : « un univers morne à l’horizon plombé » alors que la mort est une porte ouverte vers l’extérieur.
Je pense que Baudelaire espérait trouver, au fond des décombres de la vie, une fleur qui aurait poussé. Il existe, selon moi, une relation entre beaucoup de suicidés et Beaudelaire. En effet les suicidés espéraient, comme le poète, rencontrer une Humanité qui n’est pas.
Les infâmes araîgnées étaient toujours présentes.
Bonjour à tous... Je suis psychologue, et accessoirement auteur de deux TS effectuées quand j’avais 16 ans. Je connais donc plutôt bien le sujet du suicide, à la fois pour l’avoir vécu personnellement, mais aussi pour avoir rencontré de nombreux patients concernés, avoir beaucoup lu sur le sujet et avoir d’ailleurs effectué mon mémoire de DESS de psycho clinique sur le sujet... Je ne peux pas m’empêcher de réagir au message de Caro, l’étudiante en socio (qui a apparemment oublié de lire "le suicide" de Durkheim et l’ouvrage de Halbwachs sur le sujet, qui sont pourtant deux ouvrages essentiels en socio...et qui disent clairement, en gros et en résumé, que la solitude, l’isolement et le délitement des liens sociaux dans la société sont causes de suicide...(c’est bizarre, ils parlent pas de lâcheté et d’égoïsme !!!!) Certes, Durkheim ajoute qu’il existe plusieurs catégories de suicide, dont l’une qu’il a baptisée "suicide égoïste" qui est surtout le fait des individus les moins biens intégrés dans leur groupe social mais d’une, ça n’est qu’une catégorie parmi d’autres (et il y en a aussi une qui s’appelle "suicide altruiste", qui désigne le suicide pratiqué par certaines personnes qui se sacrifient pour le groupe. ex : suicide de résistants pris au piège par la gestapo pendant la dernière guerre, pour ne pas avouer leurs informations, échapper aux nazis et protéger les autres résistants...), et de deux, si des individus mal intégrés dans un groupe social se suicident, il faudrait peut-être se demander quelle est la part de responsabilité du groupe social là-dedans...Aussi, mademoiselle Caro, je crois que si vous faites tout votre exposé sur le suicide sans parler de ces deux grands auteurs, de leurs théories et en expliquant à vos profs et à vos camarades que c’est la lâcheté et l’égoïsme qui sont causes de suicide, vous risquez le zéro pointé !!!!)
Ceci étant dit, il est vrai que, parfois, dans certains cas, les TS semblent parfois être un moyen de manipuler l’entourage (c’est le cas, par exemple, du père pervers qui, après avoir violé sa fille pendant des années, tente de se suicider en lui faisant bien comprendre qu’elle est coupable de cette TS parce qu’elle menace de le poursuivre plus tard devant les tribunaux...), et on peut éventuellement s’interroger sur l’égoïsme d’un tel acte...Mais cela reste le fait de cas isolés, au fonctionnement pervers ou psychopathe, et c’est loin de représenter la majorité des candidats au suicide !!!! Enfin, quoi qu’il en soit, le suicide témoigne TOUJOURS d’une souffrance énorme, et il est surtout à comprendre comme le témoignage et l’espression en acte de cette souffrance, avant d’être jugé ou interprété !!!!
Enfin, je sais pas vous, mais moi, je me pose une question : pourquoi Caro vient-elle sur un site sur le suicide pour faire une p’tite leçon de morale aux suicidaires ???? C’est quoi l’intérêt ? Quel bénéfice y gagne-t’elle ???? Moi, ce que je crois surtout, c’est que mademoiselle Caro est très affectée par le deuil qu’elle vient de vivre (la personne morte dans son entourage s’est-elle suicidée ? A voir sa réaction, ainsi que le sujet de son exposé, on peut se poser la question !), et qu’elle a besoin de se soulager en projettant sa haine, sa peur et sa culpabilité peut-être sur les p’tits suicidaires qui viennent ici, afin de se dispenser de s’interroger, de se poser des questions qui font mal, et de voir l’insupportable vérité : suicidaires ou pas, la mort nous attend tous en bout de course, et fait juste partie de la vie, comme la naissance...Mourir est juste naturel, et ce n’est pas un quelconque courage, un quelconque altruisme qui nous en protégera ! Et deuxième insupportable vérité : nous sommes tous différents, nous raisonnons tous différemment, et réagissons tous différemment face aux difficultés de la vie...Dès lors, condamner quelqu’un qui veut se suicider, ou qui l’a fait, c’est juste condamner le droit à la différence, c’est juste refuser que les autres ne réagissent pas comme on voudrait qu’ils réagissent, refuser que les autres ne soient pas nous, et qu’ils ne soient pas comme nous... Pour le dire clairement, c’est donc une attitude profondément égoïste que Caro adopte ici, en fustigeant les gens qui ne pensent pas comme elle, ou qui ne pensent pas à elle, qui souffre tellement de son deuil !!! Ceci dit, je trouve que sa réponse illustre très bien la stupidité et l’intolérance à laquelle les suicidaires et suicidants de tous les horizons ont constamment à faire, et qui conduit précisemnt certains à passer ou repasser à l’acte, à la longue, à force d’incompréhension, de reproches gratuits et d’irrespect...Quand on nous répéte à longueur de journées qu’on est tellement lâches, tellement égoïstes, tellement cons qu’on est même pas capables d’être responsables, et de vivre comme tout le monde, que tout est de notre faute parce que nous gâchons tout alors que nous avons tout pour être heureux, quand, en gros, on nous fait sans arrêt comprendre que nous sommes des dégénérés, indésirables sur cette terre,qui polluons la société en nous conduisons aussi irresponsablement et égoïstement (alors que, sans vouloir être cynique, les suicidés font faire de sacrés économies à la sécu !!! Si c’est pas altruiste et courageux, ça ????), comment ne pas penser encore plus fort que le suicide débarrasserait tout le monde du problème que nous sommes pour nous-mêmes, comme pour les autres ????? Alors, pitié, Caro, reprenez vous, allez faire une psychothérapie si vous avez besoin de vous soulager et si vous vous sentez mal, mais cessez de vous en prendre à des gens qui ne vous ont rien fait, et dont le seul crime est juste de vouloir s’exprimer et de trouver enfin le droit de vivre en étant différents, en étant eux-mêmes sans subir à longueur de journée les reproches des autres !!!
Je comprends ton désaroi, et étant moi-même réprimé par mes semblables (la société, mon voisin, mes collègues, mes parents, ma copine et j’en passe) pour les mêmes raisons que toi (en l’occurance ma créativité et ma sensibilité), j’ai autrefois eu l’amertume qui t’habite. J’ai aujourd’hui 24 ans et, comble d’ironie, je suis intervenant en prévention du suicide depuis près d’un an, après avoir compléter un bacc en anthropologie (le meilleur moyen que j’ai pu trouvé pour comprendre l’humanité).
J’ai su trouver assez d’amour et de compassion - paradoxalement source de souffrance incroyable - pour pardonner aux humains. "Ils ne savent pas ce qu’ils font" disait le prophète. Et puisqu’il en est ainsi, pourquoi ne pas se pardonner à nous-mêmes ? Es-tu prisonnier des rochers comme ce calamar qui t’as inspiré le désespoir ? T’es-tu débattu jusqu’à épuisement ? Ou reste-tu dans une certaine complaisance face à tant de vérités malheureuses qui hantent et polluent ton esprit ? Les portes de sorties sont nombreuses, j’en suis sûr, et les plus "efficaces" se trouvent au plus profond de nous-mêmes.
Le problème de ce calamar est une métaphore qui en dit long sur la détresse des personnes suicidaires, mais qui reflète aussi l’absence de ressource extérieures, voire - et sauf ton respect, dans cette situation - la présence d’observateurs passifs... Or, les possibilités sont illimitées !
Je suis aujourd’hui père d’une fille de deux mois à peine et j’ai toutes les raisons du monde de croire que la vie mérite qu’on la respecte, qu’on la comprenne et qu’on l’écoute, car elle nous envoie des messages que nous interprétons souvent mal. Je t’ai écri, et comprends qu’il y a une raison à cela...
Je te prie de ne jamais oublier ce que tu es, que vive l’artiste ! Mathieu
Salut Christophe,
Enfin, je trouve quelqu’un qui me comprend, c’est presque un soulagement !!!
Quand on a tout pour être heureux, peu de personne sont à même de comprendre que nous n’ayons plus envie de vivre...
Comment le pourraient-elles d’ailleur. Tu as un toit sur la tête, de quoi manger dans ton assiette, un mari, des enfants, la santé. Tant de personnes souhaiterai être dans ce cas. Je comprends donc ton sentiment de honte à ne plus souhaiter vivre, j’ai le même...
C’est d’ailleur agréable de pouvoir en parler à une personne que l’on ne connais pas sans risquer d’être mal jugé.
En revanche, même si je ne te connais pas, je suis persuadée que le fait d’être kiné doit d’apporter au moins la satisfaction de faire du bien à tes patients. Que feraient-ils si tu n’étais plus là ?
Ils iraient chez un autre Kiné, certes, mais il y en a certainement qui ne trouveraient pas ailleur le bien être que tu leur apporte.
Ta copine, quand à elle, ne serait pas récompensée de t’avoir mis la pression pour te soigner de ta dépression, elle a au moins le mérite d’avoir déceler chez toi ce mal être. C’est qu’elle fait au moins attention à toi. Tu n’es donc pas inutile pour elle, tu es même certainement la personne la plus importante à ces yeux alors, ne la laisse pas tomber, elle est là pour toi, et je suis sûre qu’elle peut te permettre de revoir la vie en couleur. Ne fais pas comme moi, ne t’enterre pas tout seul. Peut être devrais-tu te replonger 6 mois en arrière, et chercher ce qui a déclencher tout cela, mettre à plat toutes les questions qui te reviennent sans cesse, celles qui te réveille la nuit, celles qui t’empêchent de pouvoir avancer comme tu le faisais avant, celles que tu souhaiterais certainement ne jamais t’être posé, celles qui te viennent à l’esprit en ce moment. Pose toi les questions : A qui je manquerais si je sautais le pas, quels boulversements cela aurait-il sur leurs vies, etc... ?
J’éspère que tu retrouvera très vite l’envie de vivre, et je suis persuadée que si tu réalise que tu es nécessaire au bien être de tes proches, ta VIE ne sera qu’un dégradé de couleurs chatoyantes.
J’aimerai tellement avoir l’occasion de savoir que pour toi, tout reviendrai en ordre dans ta vie, cela me permettrait peut-être, de me sentir un tout petit peu utile ......
Val
A quoi bon !
C’est vrai que pardonnez moi mais cette « putain d’envie d’en finir me travail de plus en plus ». Ma vie est simple comme la votre, à 17 ans j’ai rencontré une fille, on s’est marié, puis un enfant le bonheur, et pour entretenir ça il faut bien travailler. Bon n’étant qu’un simple manuel sans avenir, comme mon ex belle famille disait, j’ai travaillé comme un damné, des mois qui frôlaient souvent les 300 heures, ont avaient ce qu’il fallait, pour la famille, tout....
Et bien non, ma femme est partie avec un autre qui gagnait mieux que moi tout en s’occupant d’elle, normal il est chef d’entreprise même s’il n’est qu’un sale manuel mais patron. A peine divorcé, ruiné, et la tête qui commence à ressortir de l’eau mon employeur sent une faiblesse à exploiter car j’ai demandé un aménagement d’horaire pour avoir la garde partagé des enfants, il n’y à pas de raison que mes enfants et moi soyons privé les uns des autres ! Pression, menace, puis licenciement au bout de 20 ans de labeur.
La drogue l’alcool tout est passé, puis en octobre 2005 j’ai rencontré une femme, tout allait bien, mais j’étais méfiant me disant « qu’elle salle tour la vie va encore me faire » étant sans emploie et elle cadre bancaire donc bon salaire, et ce qui trainait encore, « la haine d’une certaine catégorie de personne qui méprisent, ceux qui leur font leur pain ! » La semaine dernière elle confirma mes doutes en me disant qu’elle ne veut pas que je l’accompagne à une fête d’été que sa société organise, car pour résumer on n’est pas du même monde ! Une belle claque, et maintenant je me demande vraiment si cette vie me mérite, trop bon trop c..,
Et les enfants, oh !... ils arriveront bien à vivre avec mon absence !! De toute façon je ne l’ai pas vu grandir, j’ai commencé à voir mon fils à quatre ans, j’ai fais quatre ans de court du soir pour mon bac et une année de DUT espérant avoir une chance de faire parti de l’autre monde, mais non, si le chemin utilisé pour y parvenir n’est pas aux normes de la société, ce n’est pas la peine, plus la peine.
Je ne demande pas d’aide, j’attends juste le bon moment pour partir avec mes rêves, en attendant j’écris depuis plus de 2 ans, mes jours mes nuits et cette sale vie qui ne m’intéresse plus.
Philippe
Salut Philippe,
Je suis très mal placée pour dire que la vie vaut la peine d’être vécue, avec ce que j’ai écris le 7 mai dernier, mais peut être que c’est quand même le cas....
Mon moral est en dent de scie, aujourd’hui, ça vat à peu près, alors j’aimerai avoir l’accasion de te remonter le moral, afin de me sentir UTILE.
C’est certainement un peu égoïste de ma part, mais si en plus tu pouvais réaliser que ta vie vaut la peine d’être vécue. Tu sembles volontaire et persévérant pour avoir fais tout ce parcours, alors tu dois te dire : "Pour en arriver là ?".
Je te comprends, mais tu n’as pas le droit de gâcher tout tes efforts. Ta vie t’appartient, et tu semble la métriser, puisque par le biais d’efforts énormes, tu arrive à ce que tu veux.
Ce n’est pas la vie qui ne te mérites pas, c’est les personnes que tu as rencontré jusqu’à présent. Le chemin que tu as parcourus n’est peut être pas conventionnel, mais il mérite d’avantage le respect des gens.
Combien d’entre nous serait près à faire des cours du soir, très peu, et ceux qui te jugent aujourd’hui en sont conscients, et certainement un peu jaloux, car il n’auraient peut être pas réussi ce challenge comme toi.
Tu as un avantage de ton côté, et un avantage de poids : LA VOLONTE.
Tu devrais te fixer un but, celui de réussir le reste de ta vie comme tu as réussi ton BAC, et ton année de DUT.
Aujourd’hui, tu ne veux pas d’aide, et tu attends le bon moment pour partir....
En attendant ce bon moment, peut être que ton parcours pourrais venir en aide à des personnes qui risqueraient de prendre le même chemin que toi et de sombrer ainsi dans la drogue ,l’alcool et la dépression. Je reste persuadée que tu peux être un très bon exemple de réussite pour bon nombre de personnes qui, comme toi, n’ont pas suivi les conventions fixés par ces gens dits normaux et sans problèmes (apparants).
En attendant ce bon moment, bât toi pour tes enfants, qui pourront certes vivre sans toi, mais pour eux, le plus tard possible sera le mieux
(j’ai perdu mon père lorsque j’avais 23 ans et j’en souffre toujours énormément, il me manque à en crever, et peut être que c’est aussi l’absence de mes parents, puisque j’ai perdu ma mère 2 ans après, qui me donne tant envie de les rejoindre).
En attendant ce bon moment, prends le temps de réaliser que c’est les autres qui n’ont rien compris à la vie.
En attendant ce bon moment, tâche de VIVRE, et de remonter la pente.
Bon courage !
Val
Bonjour à tous,
Je tiens à répondre à ceux qui pensent qu’ils vont soulager les proches en se donnant la mort, j’ai accompagné ma compagne jusqu’au 29 mars 2006, tentatives de suicide, puis hospitalisation puis, ce terrible jour est arrivé, elle s’est donnée la mort en se défenestrant, elle pensait aussi être un poids pour moi ses parents ses amis, ne servir à rien, n’être utile pour personne, j’ai répété mille fois les mêmes choses et aujourd’hui c’est nous qui pleurons sont départ et nous avons beau crier combien elle me (nous) manque personne ne répond... Croyez moi ceux qui pensent qu’ils sont inutiles, vos proches vont souffrir à l’extreme et ça fait très mal, ça pourri la vie. Demain sera un jour meilleur, sauf pour moi...
amitiés
Dominique
Enfin ? Une "certaine expression" de la liberté ? Je ne vois pas en quoi les écrits précédents ne reflétaient pas la liberté, ne serait-ce que celle d’aider.
Je sais ce qu’on peut me répondre : la mort fait peur et cette peur nous emprisonne, donc nous évitons de vouloir mourir ou de laisser nos proches partir. Cela nous permet de mieux rester à l’abri, enfermés en sécurité. Mais si cette peur était d’abord nommée, puis mieux sentie et enfin résorbée (non "niée"), nos "pauvres" petites consciences égoïstes deviendraient communes, plus libres et plus grandes... Non ?
Marc Chabot, dans son livre "En finir avec soi, Les voix du suicide", écrit : "Toute société qui, consciemment ou inconsciemment, camoufle sa souffrance commune participe à l’effritement de sa structure en obligeant chaque individu et chaque citoyen à supporter seul le poids de la souffrance inévitable de l’humain. Ce poids s’alourdit au fil du temps, ce poids gruge les énergies de l’être particulier et de l’être social." (p.17)
Or, notre société camouffle la souffrance. Ceux qui y participent sont libres de mettre leur mort en scène tout seuls, sans faire de vague et sans l’amour d’autrui. Mais que vous soyez philosophes, poètes ou inutiles, ayez l’intelligence de voir ce qui a déjà été fait : le suicide était permis et institutionnalisé dans la grèce antique et cela n’a pas empêché cette "gloire" de trépasser.
Mathieu
je sui vraimen desoler pour voou , sa me touche baucou , de plus jai 12 an et je deteste ma vi et je pense au suicide car je sui se quon peu apeller une merde je fai pleurer toute ma famille car je fai que des coneri !!! ma famille pleur tres souven a koze de moi . mai votre message entan ke mere dune fi qui sai suicider (encor desoler ) me fai douter mai je sui desespere a 12 an jai ke des malleur alor kesk se sera a 18 an . voila comme je sui une merde et un lache je ne lesserai pa mon adresse msn ce pendan je reviendrai sur se site en aisperen ke vou aver repondu. toute mes condelance pour votre fille
jr
Cette histoire vraie, profonde... ta situation d’artiste, et ton mal de vivre m’ont bcp touchées. je suis pour le droit au suicide. Maintenant, j’aimerais savoir ce que tu deviens et si tu es toujours parmi nous. je suis prof de français enfin j’etais... j’ai trente cinq ans, je suis écrivain. Je suis aussi anorexique boulimique et c’est tres dur. Malgré tout cela, j’aimerais encore croire à la vie, quelque chose m’empêche de mettre fin à mes jours. Donne moi de tes nouvelles.
Rien n’est perdu.
Connais tu le livre : la conjuration des imbéciles ? de john kennedy toole. Si non, cours l’acheter.
asfkt
vendredi 03h39 du matin , je surfe sur internet pour oublier quelques instants mes idées noires ,doux euphémisme pour décrire mon envie de quitter cette sinistre comédie de la vie ; lors de la sortie du livre"suicide mode d’emploi" j’avais 13 ans et il avait suscité en moi un intéret certain ...je me souviens de l’avoir feuilleté discrètement dans un supermarché mais je n’avais pas osé l’acheter...la polémique qu’avait suscité sa publication m’avait déja paru incompatible avec la liberté de pensée ,d’expression et de presse. je n’aime pas habituellement confesser mes idees de suicide , certes l’expression est une libération malheureusement elle est très fugace.il se fait tard , ,l’inspiration me fait défaut...à quoi bon chercher une écoute via un forum internet .. . l’espoir... n’est que la chaine de la soumission . je conseille à tous les dépressif(ves)s aux "intranquilles" la lecture des auteurs suivants :
emile cioran , fernando pessoa,camus,sadegh hadayat (vérifier l’orthographe de ce dernier nom)
La mort est certainement une délivrance face au mal ; ceci dit une mort désespérée n’est pas la mort libre et belle telle qu’on la voudrait (je pense). Je lis en ce moment un ouvrage (en allemand) sur les gnostiques, ou plus exactement sur le gnosticisme des artistes et des philosophes du XXème siècle, et il m’a inspiré à un moment donné une réflexion qui pourrait venir s’intercaler ici : "Si le monde est mauvais, j’existe". Je veux dire par là qu’il peut être instructif de se sentir d’autant plus "bon" soi-même, ou simplement existant, que le monde est mauvais. Il y a bien sûr plusieurs interprétations à celà : on pense aussitôt à une auto-affirmation - mais cela même ne veut pas forcément dire arrogance ; cela peut signifier également, dans le "bon cas", créativité, dans la mesure où "si l’on existe pour assister au mal", alors on voudra peut-être (s’)opposer à ce mal du monde (par un ) un beau, un bien, un bon (ou tout autre valeur) qui ne s’y trouvent pas - sans vous.
Bien à vous, Varna
Je ne conteste pas le droit a la mort...
J’ai donne la vie 5 fois. Mon frere s’est donne la mort, il avait 22 ans, j’en avais 15. Il a laisse une lettre que les flics ont garde, un journal intime que mes parents ont brule.
c’est peut etre un peu a cause de lui que j’ai eu tous ces enfants. Aujourd’hui, l’ainee est ado ; moi je suis en train de remettre en question toute ma vie ; et j’ai ecrit pour demander l’acces au dossier de mon frere, s’il existe encore.
Je ne nie pas la souffrance, la solitude, le desespoir de votre vie. Mais pensez a la souffrance de ceux qui restent. C’est pas si simple...
Quant a moi, je n’oublierai jamais son dernier geste : c’est lui qui a appele Police Secours...
Chère Cécile,
Je vous comprends, je viens de perdre celui qui comptait le plus pour moi, mon petit frère de 23 ans. Ceux qui n’ont pas eu ce genre d’expérience peuvent en parler librement et revendiquer leur droit. Il comprendraient mieux s’ils y étaient directement confronté un jour ; leur frère, leur soeur...leur fils ou leur fille...leur père ou leur mère...Avant d’être une liberté, un choix, le suicide est une mauvaise solution pour quelqu’un qui souffre profondément et qui a besoin d’aide, il existe d’autres alternatives à cette souffrance
Non, il ne vaut mieux pas la mort, mais parfois elle s’impose si clairement à soi qu’elle en devient une évidence. Difficile de ne pas se laisser entrainer dans cette danse macabre, quelques fois on en esquisse un pas, puis deux... Et le troisième est suspendu, laissant une vie sur le fil si tenu du funambule...
Je connais bien cela, quand le livre est sorti j’avais 10, 11 ans et déjà il me "parlait". Son interdiction m’avait surpris, mais je savais que ce que je ressentai était difficile à dire, cette censure confirmait mon malaise et celui d’une société où l’exprimer ou bien y donner libre court était tabou. Je me suis sentie encore plus isolée, je me suis souvent rappellé dans des moments tourmentés l’existence de ce livre et je me suis souvent demandé comment me le procurer.
C’est par hasard, d’humeur un peu triste que je tape le titre de ce livre sur internet. Quelle coîncidence d’actualité ! J’en ai le souffle quasiment coupé. Je pense à tout ce que je peux découvrir, enfin, dans ce livre. Et je me dis qu’enfin n’est pas le mot juste. Je veux avoir la possibilité d’accéder à des connaissances, mais sans y voir forcément la marque d’un passage à l’acte. Parce que ma vie n’est pas rose dans l’absolu, mais parce que je sais qu’elle ne le sera jamais ni pour moi, ni pour personne. Le livre ne changera rien à la fatigue régulière de vivre contre laquelle je me bats régulièrement. Je n’ai jamais fait de tentative de suicide parce que ce ne sera pas un coup pour rien, bizarre d’en ressentir comme une espèce de fierté. A 33 ans et après 5 ans de suivi psychiatrique, parce que c’était la dernière barrière avant le geste décisif, je me considère toujours comme en suspens. Je souffre énormément, mais parfois j’ai l’impression fugitive d’entrevoir des moments de bonheur. C’est pour cette raison que je suis encore là. Et je ne peux m’empêcher de me poser la question de savoir s’il y en aura d’autres pour me retenir. Et je sais pourtant que si je vais jusqu’au bout, il n’y en aura plus jamais.
Peut-être vais-je lire cet ouvrage, mais je tiens à dire haut et fort qu’une personne dépressive, suicidaire, a retourné des milliers de fois dans sa tête le pourquoi vécu différemment par chacun, mais surtout le comment, et que le livre ne sera jamais le facteur déclenchant pour peu qu’on n’y vante pas les vertus d’une façon d’opérer comme celles d’un aphrodisiaque. La décision appartient à chacun, il ne faut pas se voiler la face, et souvent je me dis qu’il s’agit alors de la dernière responsabilité à assumer, parce que je trouve terrible que les proches trop souvent la supporte.
Il doit être très douloureux au papa d’un enfant perdu ainsi d’écrire un tel livre (si mes souvenirs d’enfant sont exacts), c’est un moyen j’imagine d’exorciser pas mal de choses, sans cautionner un geste qu’on préfèrerait pouvoir éviter à une personne que l’on aime. Je peux comprendre cette ambivalence, cette écriture née la mort dans l’âme ; je salue l’auteur.
Florence, une personne ordinaire qui a une famille, il est vrai, quoi qu’il advienne, extraordinaire
Une fois posé comme inaliénable le droit de chacune et chacun à décider de l’heure et du moyen de sa mort, à la question "n’est-il pas mieux de disparaître tout simplement", je réponds - dès lors qu’elle m’est posée à moi individu pensant par un autre individu pensant - : NON !
Certes, TU peux décider que TU juges cela "mieux", faute d’un "mieux" qui serait encore meilleur. Mais posée comme question théorique ou question de morale, elle appelle, à mon avis, une réponse négative.
Il serait "mieux" de reconstruire un sens à la vie. Il serait mieux de ne pas se contenter de disparaître "tout simplement". Comme je le dis toujours à quelqu’un qui me parle de sa tentation de mourir par découragement, je pense qu’on peut se considérer dans ce type de situation comme étant plus libre que jamais. Si l’on est prêt(e) à mourir, par quelles conventions sociales, quelles timidités, quel souci du qu’en-dira-t-on pourrait-on encore être retenu(e), limité(e).
Mourir ? Pourquoi pas ? Mais à condition qu’il y ait une vie avant la mort, et l’énergie du désespoir peut aider à l’accoucher.
Bien amicalement.
Claude Guillon
Oui quand on n’as plus aucuns interets dans la vie, oui quand on recherche un emploi depuis 4 ans que l’on envoie des centaines de CV sans obtenir de réponses.
Oui quand la solitude vous tue,
oui quand vous avez une souffrance morale nsoutenable
oui qund vous n’avez pas rencontre une personne à aimer parceque vous ne pouvez même pas lui payer un café,
oui quand on n’en peut plus de rester murer par fautes de moyens financiers,
oui quan vous mangez des pates tous les jours, oui quand vous êtes dépendant du quelqu’un qui vous loge et vous nourrit et à qui des fois vous devez demander de l’argent pour acheter des cigarettes,
oui à cause de cette dfépendance quand vous avez 52 ans.
Oui il y en a marre d’entendre qu’a cet age lá la vie n’est pas finie.
Oui quand votre ex femme vous vide le compte (plusieurs centaines de milliers d’euros) que vous vous retrouvez du jour au lendemain a la recherche d’un sous..
Oui quand le sens de la vie n’est pas celui esperer, c’est a dire être dans un groupe,voir ses valeurs seffondrés.
Oui quand vous pratiquer l’auto destruction.
Oui il y en marre des sois disants conseils de sois disants amis qui ne vous comprennet pas et qui ne peuvent pas vous comprendre
Oui car avoir l’impression de tomber dans la décheance la plus totale
Oui car on as peur de finir comme un SDF comme un cheien
Oui quand vous avez éleve une fille qui nést pas la votre et qui vous prends prés de 90.000 euros et qui se sauve
Oui de prendre des médicaments qui ne réglent rien
Oui de ne parler à personnes parfois pendant 10 jours
Oui dêtre en dépression chronique et de ce faire suivre par un psychiatre qui vous écoute mais ne vous donne que des solutions de rechanges qui ne peuvent pas s’adapter par faute de travail donc de moyens financiers, de relations
"La meilleure facon de tuer un homme est de le priver de travail" Felix leclerc chanteur Quebecois
Oui si vos buts ne peuvent être atteints
Oui d’avoir à se lever chaque matin de faire un effort de s habille de ce raser etc et tout cela pour rien puisque vous n’avez personne avec qui partager vos sentiments.
J’ai déja essayer en avalant des medicaments et pendant la nuit je me reveillais en me disant "merde tu n’est pas encore mort" mais le lendemain rien à part des vertiges et pourtant j’ai pris la dose mon psychiatre en as ete etonne.
OUI pour toutes ces raison mais j’ai peur de souffrir de me pendre ou de me jeter d un balcon non je veux mourrir en paix sans souffrances avec des médicaments appropriés Merci cela fait du bien de vomir son désespoir
Oui
tres sensbilisé par votre message, je serais tenté même de vous remercier de vos mots,de votre recul et de votre lucidité.
Je subis et j’encaisse depuis quelques mois, tout ce que vous décrivez d’une manière lucide forte qui me va droit à ma souffrance et à mon désaroir.
que puis y faire ; rien , rien n de rien sinon accepter ces souffrances morales et d’accepter ce rejet social innéluctable. jusqu’au moment peut-être ou même la peur aura enfin perdu de son empiresque chantage au mal.
je me sens un peu honteux de vous faires part de mes tourments , sans pour ce soir vous appoter une simple et quelconque lumières à vos propres volontées , merci ! JEAN
Bon, on dit quoi là ? Que ça souffre invisible ? Que ça appelle au secours ?
OK, reçu 5 sur 5. Je veux bien m’inquiéter, mais il faudra m’en dire un peu plus. Oui ?
On peut parler de sa souffrance, et en général c’est un soulagement (il y a même plusieurs sortes d’endroits spécialement prévus à cet effet, associations, accueils plus "psy", tu peux trouver des adresses sans pb sur le Net. On peut aussi se parler ici et échanger autre chose que de la souffrance.
As-tu été jeter un œil à d’autres textes du site ?
A vous lire on a envie de vivre. merci
je vais prendre un bon café avec un livre de poésie
au troquet en bas de chez moi.
bises à tout le monde
OUF ! ça fait du bien de voir enfin quelqu’un de sensé et de positif ! J’ai fait de nombreuses tentatives de suicide, et j’ai découvert que la vie vaut quantd même le coup d’être vécue...
J’essaie de faire de la bonne cuisine...et je me débrouille en dessin...c’est fait de petits plaisirs aussi la vie...
Bonjour, Je m’appelle jean-christophe, je n’ai pas la pretention de te dicter ta conduite car chacun est libre je pense d’user ou non de ce don qu’est la vie. En revanche, je pense qu’elle vaut la peine d’être vécu jusqu’au bout car comme dit l’adage "qui vivra verra..." et bien la vie, c’est une constante de hauts et de bas, pour tout le monde, mais c’est la façon de les appréhender qui va faire la différence. Bien sûr, ce n’est pas toujours simple de tout gérer surtout si l’on se sent seul ou incompris, on pense surtout dans ces moments là à tout ce qui nous déplaît et qui ne serait plus...mais il faut plutôt s’éfforcer de penser à ce qui nous plaît le plus, et qui nous manquerait tant, comme le rire de nos enfants, ces moments agréables et calmes comme quand on est parfois simplement assis se laissant aller, les yeux fermés écoutant le vent, et quelle sensation agréable que de sentir le soleil sur son visage. Ces moments furtifs mais francs ou on enlace son conjoint et certainement biens d’autres choses si on se force à bien réfléchir.
Ce qui m’a aidé à moi, c’est d’essayer de me comparer à la misére humaine, il y à tellement de gens plus malheureux que j’ai pu l’être et qui se battent si fort pour survivre qu’aujourd’hui j’ai presque honte d’avoir eu les pensées que j’ai eu. Comme toi je me suis posé des questions suite à des événements forts et des cumulations de malaises, de mal être, à me demander finallement pourquoi je suis ici et qu’est ce qu’on attend de moi, est ce que je suis à ma place ?? pourquoi je suis né ?? etc..bref une longue spirale de souffrance qui fait grossir ce mal être au point de tellement se detester qu’on à envie de disparaître. Mais...
...Aujourd’hui j’ai bientôt 34 ans, je suis marié depuis quelques années et j’ai une petite fille que j’aime autant que sa mére. Je ne voudrais pour rien au monde m’en séparer, mais je sais que la tristesse, la deception peuvent être trés fortes et faire basculer à de mauvaises pensées et donc je reste vigilant. Peut-être ne faut il pas que tu imagines que ta famille suit un schéma, et que tu es prise dans un tracés inéluctable, ton grand-pére, ta fille qui à eu une mauvaise passe, TOI, il faut sortir de là et peut être communiquer plus que tu ne le fais certainement. Mais surtout, il faut essayer d’éviter de ne parler que du mal être et des soucis avec des gens qui en ont aussi (comme tout le monde) parce qu’on est tous pareils et ce qui n’aide pas c’est sa. Je veux dire par la que si on ne parle que de choses négatives, tout le temps, les tiennes, les miennes, les siennes, finallement le tableau est désespérement noir et on ne s’en sort pas, parler des problémes sa fait du bien, ne parler que de problémes les entretien. Il n’y à pas de formule miracle, mais j’espére simplement t’envoyer un peu plus d’espoir grâce à ce message, tu as bien fait d’écrire, je t’encourage à aller de l’avant et je t’envois un sourire avec ces derniéres lignes qui j’espére rejoindra le tien.
J’ai lu avec attention tous les témoignages et tous m’ont touchés par la détresse qu’ils contiennent, en réaction à vos vie ou par rapport au livre dont il est question. Je n’ai pas lu ce livre, je ne souhaite pas le faire. J’ai souvent envie de mettre fin à mes jours et je me sents proche des personnes témoignants dans ce sens, malgré le fait que je suis bien entouré je n’arrive pas à confier mes désirs de mort, à trouver le fondement de ceux-ci.
Nous avons tous une vie compliquée et pour ma part j’ai l’impression d’y tenir par lambeaux, à cette Vie. Que mes efforts pour vivre se heurtent à des rechutes, à des angoisses le plus souvent qui m’empêchent toute envie, tout désir. Le suicide est la solution facile pour échapper à tout ça, ce vide de sens de nos vie ou nos expériences , mais pas LA solution, c’est ce que j’ai compris en lisant tous vos témoignages, ils m’ont aidé quelque part même si rien n’est gagné, que je m’isole de plus en plus de ceux qui m’aiment et me le montrent, j’ai du mal à me sentir UTILE comme ont dit certainEs. Utile et fier d’être en vie.
Pas de but, de projets qui donnent envie de vivre queque chose. J’ai rdv chez 2 psychothérapeutes dans les semaines qui viennent, et je me demande comment je vais aller travailler en attendant. Des livres qui m’aident et aideront peut-être d’autres : "Le Petit Prince" d’A. de St Exupéry
Que nous sommes nombreux ! De part et d’autre des océans... je suis, tout de même, un peu étonnée... et cela sans même compter (coucou à vous !) ceux qui sont là et lisent, sans écrire et qui hésitent ou espèrent... ce qui revient au même !
Il faut donc prendre acte et s’intéresser au phénomène ! Nous sommes des milliers à songer sérieusement au suicide ! A contempler l’idée. Je suis parmi vous et vous salue. Je suis là depuis longtemps d’ailleurs - un bon 30 ans que j’ai conscience que l’option existe... et que je la considère respectueusement... J’ai mené des tas de combats et tenté tout un tas de choses pour y faire face depuis tout ce temps !
L’idée de la mort, ce "sommeil" dont on ne revient pas, n’est conceptualisable par le cerveau des enfants qu’à partir d’un certain stade de développement cognitif et neuronal. Pour la plupart d’entre nous. la découverte de l’idée se situe au début de l’adolescence le plus souvent. Ce n’est que là qu’on réalise vraiment ce que c’est... ce n’est pas toujours à cette époque que la tentation s’installe par contre. C’est souvent une simple prise de contact.
Chez les amérindiens nomades, un membre âgé du clan, se sachant malade ou trop affaibli pour suivre la tribu, restait volontairement derrière, bénéficiant parfois de rituels spirituels, et il attendait la mort sur la montagne, puisque la survie hors du clan, dans les hivers du nord du continent, était une chose bien improbable. On saluait son âme et c’était tout. Avec amour et considération. Tous savaient qu’il y a des sorts pires que la mort et que la survie du groupe passait avant celle de l’individu.
A nous lire tous et chacun, je constate combien les situations sont diverses... Certains d’entre nous sont à l’aise matériellement, d’autres pas du tout, certains ont un bon boulot, d’autres pas, d’autres ont même un amour dans leur vie (chanceux, je vous envie !), d’autres ont aussi des enfants, d’autres se sentent et sont seuls comme des chiens errants... Certains ont tenté le coup, d’autres pas...
Je regrette le jour, il n’y a très longtemps où j’ai tenu entre mes mains le livre "Suicide Mode d’Emploi" et ne l’ai pas acheté... Je l’ai souvent cherché depuis ! J’irai voir sur e-bay ou je trouverai autrement. C’est pas une nécessité pour qui veut vraiment opérer !!! Mais je suis tout de même offusquée car j’ai le droit de savoir. Je revendique ma liberté de lire et de juger et de prendre et de choisir ce qui me convient dans tout cela. Je déplore vertement la censure et je la trouve inadmissible.
Cette censure est de plus totalement nuisible à une aide et à un respect véritable des êtres qui considèrent sérieusement cette option qui, a d’ailleurs de tout temps existé. C’est un déni. Un refus de voir le degré de la souffrance de l’autre. On peut donner une dose de morphine aux soldats ou du cyanure aux espions mais pas aux être sensés qui souffrent ! Quelle hypocrisie !
Cette censure témoigne donc de l’incompréhension et du profond malaise qui anime "LES AUTRES"... ceux qui n’y pensent pas, qui ne ressentent pas l’envie de mourir, qui ne voient pas d’avantage à l’exploration de cet "ailleurs" comme alternative à cet "ici"... Cette censure ne vise qu’à rassurer ceux qui vont déjà bien ! C’est un acte égoïste et un refus de voir et cela n’aide en rien ceux qui y songent et bien au contraire, les appauvrit et les prive. Cette panique devant notre état d’être nous isole et nous marginalise davantage... et aggrave la situation... c’est un bien grand paradoxe.
Nous SOMMES. Nous sommes NOMBREUX... et la diversité de nos contextes montre bien une chose... Le noeud de l’affaire réside ailleurs que dans nos situations... Ce qui ne veut pas dire de ne pas changer nos situations. Le noeud de l’affaire est dans notre expérience des choses, dans le vécu et le ressenti. Certains ici possèdent apparemment tout ce que je pourrais désirer de plus important à mes yeux... et ils y pensent quand même...
Je me suis souvent dit, et il faudra que je le consigne quelque part, qu’à ma mort, j’aimerais que mon cerveau soit prélevé et envoyé à un groupe de recherche sur le sujet du suicide et de la souffrance psychique. Car avouons-le, nous avons tous ce point en commun : nous souffrons. La possibilité d,une hypersensibilité a été évoquée... j’y avais aussi songé. Plusieurs ici se sentent inutiles, peu importants, seuls.
Se pourrait-il que certains de nos systèmes neuronaux soient surdéveloppés dans certaines dimensions ? Se pourrait-il que nos seuils de perception de la douleur physique ou émotionnelle soient plus bas que la moyenne ? Je voudrais savoir.
Se pourrait-il que nous ayons en commun une impression ou une mémoire profonde (karmique ??) de "devoir souffrir" ou de n’être pas valables ou importants aux yeux de nos parents (la voie psychologique ?) ??
La souffrance est une expérience corporelle. Ceux qui croient à la réalité d’une autre dimension énergétique (corps subtil du yoga, Soi, âme) estiment que la souffrance existe aussi dans cette dimension et que le fait de détruire le niveau énergétique du corps physique (la matière), ne conjurera pas l’expérience de la souffrance... sinistre perspective !
Je trouve que l’expérience de la souffrance est très liées à mon envie personnelle de mourir. La mort est un passage, une destination à explorer. J’ai très souvent envie de prendre le risque d’aller y voir chaque fois que je me dis "ça ne peut pas être pire"... Mais déjà, mon vécu terrestre m’a démontré que la cruauté de la vie est réellement sans limites... et cela me fait peur. Chaque épreuve supplémentaire à date m’a montré que l’on peut encore souffrir davantage. Que quoi que l’on fasse, peu importe l’immensité de notre bon vouloir et de notre engagement à faire le bien, la massue s’abat et la torture se poursuit... Alors l’idée que cela peut possiblement être pire encore me retient...
Alors je reste là, paralysée, complètement seule face à tout cela, comme chacun d’entre nous ici, terrifiée à l’idée que quoi que je fasse, les tentacules sombres et gluantes de la souffrance et de la destruction vont me rejoindre et je ne bouge pas.
Quiconque ici me croiserait dans la vie ne pourrait jamais imaginer que je suis l’auteure de ces lignes ! Comme nous tous, j’aime certaines personnes dans la vie. Et loin de moi l’idée de leur vouloir du mal. Je suis bien sûr en colère contre certains... comme nous tous sans doute... Ceux qui s’en vont, qui nous laissent, qui nous blessent, qui nous méprisent et souvent le coeur en paix et la tête tranquille comme on écrase une fourmi en marchant sans s’en rendre compte ! On ne peut pas leur en vouloir ! C’est bien ça le plus fâchant ! Ça sert à rien d’enguirlander les pierres ! Elles ne ressentent rien !
Alors voilà, il est où ce foutu bouquin !!!
Je suis contente d’écrire ce petit mot ce matin, car je crois que beaucoup de ceux qui le liront y comprendront quelque chose... J’espère que ça en rejoindra certains et que ça fera changement !!!! Je vous exprime donc à chacun mes plus profonds respects. Honneur à chaque guerrier déchu gisant et souffrant sur cet immense champs de bataille. Nous sommes nombreux... vraiment.
liane
"Nous sommes nombreux... vraiment." Allez, je profite moi aussi cette opportunité de "psychothérapie" publique et anonyme en postant un commentaire, ce qui ne va surement pas égayer le topic. (Mais au j’aurais pu satisfaire mon ego de dépressif craignant finalement plus la mort des idées qui animent cette malheureuse cervelle que la mort physique.
Pour l’hypothèse des prédispositions au suicide, j’y crois. Mais peut être qu’elle ne sont pas innées mais l’évolution des nos personnalité nous y conduit parfois plus surement que nos gènes ne le pourraient.
Solitude dans un monde grouillant d’activité et de matérialisme. Superficialité, absence (interdiction ?) de profondeur, réflexion. Psychotropes cache-misère pas viables très longtemps.
Inutilité dans un monde de stress et d’individualisme. Renforcée par la facheuse et indigne tendance à se plaindre malgré un niveau de vie suffisant -> faiblesse morale, peu de mérite. Autant laissé les joyeusetés de la vie à ceux qui souhaitent vraiment en profiter. (et a mon humble avis, j’ai tendance à en faire une interprétation darwinienne, vous savez, la capacité d’adaptation au milieu, et les individus inadaptés qui disparaissent. Le facteur de séléction naturelle n’est plus ce qu’il était (vive la médecine), un nouveau se dessine).
Universalisme (merci internet) -> (forcément) -> pessimisme vis à vis des orientations sociales, politiques, économiques, humaines, mondiales..... Voyage, ouverture d’esprit qui me renforcent plus dans mon pessisme plus qu’instiller un sentiment d’espoir -> pas d’entrain à continuer. Tendances maniaco-dépressives probablement liées à ma profonde crise d’existencialisme qui ne veut pas me lâcher (ou moi qui ne veux pas la lâcher ?)
Gachis : humain, social, scolaire, ... Finalement, je n’ai peut être pas su exploiter le potentiel du gamin que j’étais. Epanouissment râté ? "On arrête le massacre." (et accessoirement, je me sens prétentieux de vouloir en finir a peine la vingtaine passée, comme si on pouvait se blâser de la vie qu’on nous vante si bien) (Désolé pour les questions / réponses en l’air, j’attendrais pas de devenir skizophrène).
Gachis bis : de ressources naturelles (nourriture, électricité, gaz, tribut à l’environnement, pollution). Tout ça pour continuer d’exister sans en avoir l’envie !! Le jeu en vaut-il la chandelle. Sommes nous capable de compenser (au moins moralement) toute les saloperies imposées à l’environnement pendant plusieurs dizaines d’années de notre existence ???
Si un seul mot devait décrire mon sentiment, je choisirais de façon un peu provocatrice : "flemme" pour ne pas appeler ça désespoir... Pourquoi s’arracher à continuer. ? 21 ans depuis peu, (la vie devant soit dit-on ?). Mais sans la motivation, la jeunesse pas si idyllique finalement. Et si tant est que l’objectif (dans le sens "Qu’est-ce que j’ai réalisé de ma vie ?" à 70 ans) d’une vie soit de perpétuer une génétique (somme toute, peut être défaillante ^^) au travers de gamins, l’humanisme (ou plutôt pessimisme) m’empècherais de leur imposer une vie dans le monde des années 2030-2100. Pour ma part, je n’ai plus suffisement de curiosité pour supporter l’effort de participer à ce monde là. A quoi bon perdre ce temps.
Dans la rubrique : que faire ma vie ? Et quels obstacles puis-je trouver à chaque solution ?
Pour ceux qui n’ont pas d’enfants (et ceux qui en ont), ils peuvent choisirent de faire quelque chose pour l’humanité ? Une "découverte, action, ..." (au sens large) faisant évoluer (dans le bon sens si possible) les gens qui nous entour (probablement pas les capacité ni l’ambition).
On peut se consacrer aux autres, pas de façon spectaculaire, mais s’épanouir de cette façon là. Bénévolat, art, développement du "beau". (pour ma part, et c’est là que le bas blaisse : je n’en ai pas la patience (pas assez de sens du sacrifice) j’en arrive à avoir l’impression de perdre mon temps en faisant de la guitare, alors que faire d’une vie entière ...).
Il y a évidemment toutes les perspectives plus ou moins vaniteuses répondant à ces réflexes pitoyablement humains (la domination par le statut, le pouvoir, l’argent, la force, le physique, décider pour les autres, être plus important.
Ou tout simplement : gagner de l’argent pour me protéger du besoin, moi et les miens, ce qui n’a d’intérêt que si ce n’est pas le cas de tout le monde -> trvail - patrie - argent - ....- famille ?
Si quelqu’un à des perspectives réjouissantes que j’ai oublié ? je suis peut être preneur. Finalement l’avantage de cet état d’esprit c’est de se dire que rien ne compte, qu’on peut se permettre de rater puisqu’on a une solution (un "joker") à portée de main qu’on ne se gênera pas d’utiliser en tant utile. Le problème serait-il donc la peur de "râter" ? Rater quoi ? [Certains penseront probablement qu’il eut été plus intelligent de faire une psychotérapie avant de polluer avec ce genre de propos défaitistes, et sur espace de commentaires d’un livre (que je n’ai pas lu mais que je cherche) qui plus est].
Mon tour viendra probablement bientôt de rejoindre les (statistiquement : "quelques") personnes qui ont posté ci-dessus et sont allé jusqu’au bout de leur ("manque de ..." ?) conviction. Au final, notre dernière ou seule utilité serait que notre mort soit un appel à la vie aux personnes qui nous ont entouré pour les pousser à en jouir plus que les autres et à y trouver un sens.
Pardonnez l’economie des accents. Mon clavier british s’y prette a reculons.
"la peur de rater", peur de l’echec, ca ce me parle. Je pense que c’est L’axe de ma constance suicidaire. L’angoisse de la mediocrite. Et son correlaire, le manque cruel de courage d’aller jusqu’au bout de la logique d’un tel raisonnement. En effet, la solution "a portee de main" est bien plus eloignee qu’il n’y parait. Je soupconne que ceux qui se sont donnes la mort avec succes n’ont pas deblatere de la question. On agit ou on commente. Deux types d’individus. Deux especes. Ou peut-on esperer une metamorphose de l’un vers l’autre ?
J’attends un moment de solitude pour faire face a l’affaire. Peut-etre quand mes enfants s’envoleront avec leur pere vers une terre lointaine ces vacances prochaines.
Contemplation de l’idee de la mort : recurante faiblesse de l’ame devant l’effort de survie, supreme courage d’un corps programme pour la vie.
Si grandir est le fait d’accepter la souffrance comme un outil necessaire a sa propre mutation, la simple contemplation de la mort par rapport au fait de passer a l’acte exprime la peur de souffrir. Peur de souffrir, refus de grandir. 1er refuge : la solitude comme une deuxieme peau qui protege du face a face avec la vie des autres. 2e etape : la depression, ce serpent insidieux qui s’insinue dans les failles de mon ame et qui ne relache son etreinte que lorsqu’il en a vaincu la flamme... 3e acte : faiblesse ultime ou supreme courage.
Chère Liane,
J’étais profondément ému par vos propos et je dois avouer que c’est la première fois que je me vois dans l’initiative de répondre à une inconnue sur le net. Première fois de m’impliquer à une conversation sur le net, mais pas la première fois que je discute à propos des choses qui sont considérées comme sérieuses avec des inconnus. Pendant des années j’aimais bien sortir seul en boîtes de nuit et parler avec des inconnus et curieusement je voyais que tous ces gens qui ne me connaissaient pas me confiaient des choses très intimes, le plus souvent au lit, avant de les laisser partir le matin pour ne plus les revoir... Beaucoup d’entre eux me parlaient implicitement d’un désir de mort et j’ai compris petit à petit que ce désir existe chez tout un chacun mais les gens hésitent à en parler, car le sujet de la mort est frappé de gros interdits et taboos qui ne nous sont pas toujours conscients. Je ne pense pas du tout que les gens qui pensent au suicide font partie d’un clan ou d’un groupe spécifique de gens et je ne pense surtout pas qu’il y ait une prédisposition biologique pour le suicide. Actuellement à mes trente-trois ans, j’ai la conviction profonde qu’il y a des attitudes suicidaires, si non pas chez tout le monde, au moins chez la plus grande majorité des gens mais celles-ci s’expriment souvent de manière indirecte et maquillée. Quelqu’un qui se drogue systématiquement, qui boit, qui conduit ivre, qui se laisse par "imprudence" à un accident fatal, qui fait l’amour avec des inconnnu(e)s sans préservatif, cherche d’une façon ou une autre à satisfaire ou à jouer avec ce désir de mort qui sommeille chez lui. Il y une très grande différence entre penser au suicide, voire jouir à l’idée du suicide et passer effectivement à l’acte. Mon expérience personnelle me dit qu’articuler déjà cette envie de se suicider est un pas vers le non-suicide. Verbaliser, c’est liquider. Parler et se faire entendre rend la démarche effective parfois inutile. Le discours sur le suicide libère de l’envie du suicide. Annoncer qu’on va se suicider, c’est déjà organiser l’annulation du projet de suicide, à condition qu’on annonce cela à quelqu’un qui sait écouter, qui ne va pas juger et qui ne va surtout pas montrer qu’il va empêcher quoi que ce soit. Très souvent l’acte effectif du suicide est un effort désespéré de se faire entendre, c’est un acte extrême du langage. S’il y a qulqu’un à entendre ce cri, un ami, un amant, un psy, un inconnu, quelqu’un qui va reconnaître ce cri, va le comprendre et ne va pas essayer de l’éttouffer, je pense que le suicide peut rester une merveilleuse idée jouissive qui peut nous accompagner pendant les moments difficiles de la vie et même pendant les moments heureux lorsqu’on voudra figer par exemple ces moments à l’éternité. J’entends bien votre souffrance et votre douleur aux couleurs très lyriques et très poétiques. Je pense que déjà dans la beauté de votre message il y a un effort de sublimer votre souffrance et je peux voir la lueur de la pulsion de vie. Je ne cherche aucunement à vous retirer de votre état d’esprit que vous qualifiez de suicidaire ; cet état vous appartient et personne ne peut vous l’enlever. L’état suicidaire n’est pas une pathologie. C’est la maladie de la vie qui est pathologique. Mais cette pathologie rend curieusement la vie excitante, intéressante et parfois merveilleuse. La vie est à la fois un miracle et une tragédie. L’un n’existe pas sans l’autre. C’est ça être humain : être criblé de felûres, se blesser, tomber malade, se retablir, se resurgir, rechuter, mourir et renaître. Songer à son suicide, c’est regarder le bonheur invisible. Oser le dire, c’est avoir accès au paradis.
NIcolas, un heureux suicidaire
P. S. 1 : Le livre "Le droit à la mort. Ses lectures et se juges" est infiniment plus intéressant que "Suicide. Mode d’emploi" 1982. P.S. 2 : Extrait de la chanson de Dalida "Voilà pourqoui je chante..."
"La vie, c’est fou, c’est tout, c’est rien" "rien n’est jamais grave, rien n’est jamais sérieux des parfums de vanille, des jardins d’autrefois"
bonsoir je ne connaissais pas le livre et ai atteri ici au hasard des recherches internet... ,néanmoins le sujet m’interpelle profondément, ayant été confrontée au problème plusieurs fois...
En tant qu’être humain, de manière globale, oui je pense la vie est belle et que souffrir est vain par rapport aux joies qu’elle peut nous offrir.
En tant qu’individu, je sais que les dons de la vie sont aléatoires, et que chacun porte sa propre souffrance à l’aune de son fardeau, et que les souffrances sont inégales pour tous...
Les questionnements théoriques peuvent aider à réfléchir, à retarder l’échéance ou à l’annuler peut-être, et c’est tout le bien que je souhaite, mais effacent-ils la douleur de ceux qui sont impliqués et ont un besoin viscéral de passer à l’acte ? Je suis dans ce cas... je me pose la question... tant que je me la pose, me direz-vous, je suis encore sur cette terre et je suis encore en vie, donc c’est une bonne chose ? Sans doute. Moi qui revendique la liberté pour chaque être à disposer de sa vie, et qui me refuse à juger aqui que ce soit, ai pourtant bien du mal à me décider et oscille entre tentatives pathétiques, survie dérisoire et désespoir inepte ???
En tous cas, je tenais à laisser ma petite contribution, merci encore pour faire couler l’encre, les débats sont toujourss utiles ! Merci !
bonsoir
je n’arrivais pas a dormir , ayant moi meme une très longue periode galère depuis des années mais surtout ces derniers temps , croyez moi j’ai vraiment de quoi penser mettre fin a mes jours et en meme temps , en vous lisant tous je me rends compte que nous avons tous nos raisons d’avoir envie de le faire. ces raisons sont toutes aussi valables les unes que les autres et je les respectent mais je voudrais quand vous dire a tous une chose : N’avez vous pas envie que nous nous aidions , nous les oubliés , les déprimés , alors peut etre que ça vaut le coup de tenter l’operation de la dernière chance . qu’en pensez vous ?
Dominique 46 ans , maman de 4 enfants vous pouvez m’ecrire : maryne_d@hotmail.fr
je m’appel sabrina et j’ai 22ans moi aussi je ne suis pas arrivé par asard sur ce site j’esperais trouvé un moyen de partir sans souffrir j’estime que chaque personne y a le droit. Cela fait 5ans que ma vie a tout doucement commencé a basculé. (J’ai toujours plus penssé au autre qu’a moi je pense que l’amour et le partage, l’amité sont les moteur de ma vie mais de nos jour ils la rende obselete). Mes parent on eu un divorce difficile(ma mère est aujourd’hui avec l’ex mari de sa soeur !!)puis j’ai aimé et en a découlé une souffrance indicible de cet amour est née une petite fille .Puis je me suis réveillée a moi même j’ai eu un moment de bonheur intense j’ai découvet l’animation et le bonheur de faire partager au génération suivante mais en même temps une petite voix est née dans ma tête et plus le temps passe plus elle grandit. Bientot j’espere...
Une personne disait que de parler était tabou moi j’ai eu la chance d’une certaine maniere de pouvoir le faire j’en est parlé a ma mere, a un ami, au père de ma fille...Un seul(un ami) m’a confronté les autre on seulement écouté, pleuré mais n’on rien fait !! Alors ne coyer pas que ça change qoit que ce soit.
Une personne disait aussi que les gens se rende compte qu’ils nous aime seulement quand on est plus la et je suis totalement d’accord avec ça ; Ils sans veulent de n’avoir pas remarquer ou de n’avoir rien fait mais vous voyer, même quand il savent ils ne font rien ou alors ils vous disent d’aller voir un psy.FOUTAISE !! personne ne peut soigner ce qu’il ne voit, il peut seulement imaginer.
Un peu plus haut quelqu’un accusait l’auteur du livre de la mort de sa mère et je comprent qu’on accuse quelqu’un d’autre pour appésé sa penne mais il faut gardé a l’esprit que au moins grace a ce livre ta mère a put partir sans douleur et que si elle a fait ce geste elle doit être plus heureuse la ou elle est !!Je suis moi même mère d’une petite fille de 2ans et quatre mois et c’est pour ça que je suis encore la, mon analyse est que chaque personne qui éprouve du remord a laissée des gens derriere eux, sont les exception du passé de notre monde et je suis presque sur que la plus par d’entre vous sont des être bon et qui on un coeur qui malheureusement ne convient plus a cette société individualiste(nous avons besoin d’aimer, de partager,...)C’est pour ça que nous nous sentons inutile et que nous voulons partir(enfin je croit)
Une autre personne faisait allusion au fait que les belle chose de la vie nous manquerait !!! Mais réveillez vous !! une fois qu’on passe le pas il y a plus de souvenirs, de passé, d’avenir il y a.... Et au pir on pourra toujours chosir de regarder et donc de participer(mais si je cois personnellement au néans de la mort)
Une autre personne parlait d’agir,de faire le bien, d’essayer d’améliorer notre monde de le rendre meilleur. Mais on ne peut plus changer la société elle se meurt depuis trop longtemps je pense que elle aussi a des envies de sucide et je pense qu’une partie de l’humanité ne mérite pas mieux !!!
Et s’il vous plait n’écriver plus le mot "égoïsme" chaque habitant de ce monde l’ai a un moment ou a un autre de plus je suis sur que la plus part d’entre vous pense beaucoup plus au autre qu’a soit sinon ça ferai longtemps qu’il serait plus la !!
Quoit qu’on en pense ce monde est déstiné a mourir et j’ai presque honte d’avoir donné la vie a ma fille dans ce temp qui me répugne, juste a cose de mes conviction au sujet de l’avortement.
Voilà un avis donné par une unitée qui ne concerne que moi mais que je voulais partagé si vous vouler en discuté ce sera avec plaisir pour l’instant je suis des votre sabrina
A une derniere chose je connait des milliers de gens qui on vécu mille chose pire que moi mais aujourd’hui je sait que la douleur est unique et liée a seulement un individu alors séssé de pensser au souffrance des autre les votre seront toujours les pire a vos yeux au pire concentrée vous a penssée vos plaits