Personne n’a jamais vu Onfray dans une manifestation, un mouvement social, une assemblée générale, un comité de soutien... Il est connu pour deux prises de position : 1) le soutien à Otto Mühl, ex-actionniste viennois, ex-artiste d’avant-garde, devenu gourou d’une secte reichienne (« un laboratoire », dit Onfray) et violeur de jeunes filles, condamné et emprisonné pour cela ; 2) le soutien (critique) à Olivier Besancenot (il le trouve trop contestataire) qui, comparé au précédent, remporte facilement le prix du type le plus sympathique que la terre a jamais porté. Autrement dit, une vilenie - qui s’explique certainement, selon la théorie d’Onfray lui-même, par quelque détail biographique qu’il ne manquera pas de révéler un jour au public de son université populaire - et une ânerie. Sacré pedigree militant !
Onfray est une espèce de Philippe Val sans passé. Ce dernier a vécu sur le public contestataire, chevelu, antinucléaire etc. pendant des décennies (il lui vendait ses disques et ses spectacles) avant de lui cracher dessus et de le couvrir de leçons de morale ultralibérale. Onfray ne manque pas une occasion de moquer les anarchistes et en général tous les gens assez bêtes pour défiler ou brandir un drapeau, mais ça n’est pas en tant qu’ex revenu de tout, mais en tant que libertaire autoproclamé. Lui qui n’a jamais milité, jamais distribué un tract, jamais monté un comité de soutien, jamais soutenu une grève ou vendu un journal à la criée, explique au bon peuple ce qu’il faut penser de tout ça et comment on mène une lutte !
C’est du fait de cette prétention exorbitante, elle-même procédant de son extériorité absolue à tout antagonisme de classe et à toute perspective historique (la révolution est désormais impossible, et d’ailleurs peu souhaitable...), qu’il devait nécessairement adopter un point de vue de journaliste-flic dans l’affaire dite de Tarnac.
Ça commence dans le Journal officiel de l’esprit franchouillard, dont il est l’un des fleurons, Siné Hebdo n° 11 du 19 novembre 2008, sous le titre « Du bon usage du sabotage ». Onfray a-t-il jamais saboté quoi que ce soit ? On pariera que non. Peut-être une petite malveillance ici ou là, dans sa prime jeunesse (les pieds sur la banquette ?). Mais, dans la logique du personnage, c’est précisément ce qui lui donne le doit de parler urbi et orbi des sabotages attribués à d’autres par la police.
« Anarchistes, les saboteurs de TGV à la petite semaine ? Curieux qualificatif pour des rigolos qui servent surtout le dogme sécuritaire. [...] La poignée de crétins qui, semble-t-il, jouissaient d’immobiliser les TGV en sabotant les caténaires [...]. »
Semble-t-il. La présomption d’innocence tient à peu de choses sous certaines plumes.
Mais comme Onfray, aveuglé par sa légitimité de carton pâte, ne sait littéralement plus ce qu’il écrit, il se paie le luxe de critiquer chez les confrères de Libération ce qu’il vient de commettre lui-même trois lignes plus haut : « D’où une couverture du journal (“L’ultra-gauche déraille”) suivie de deux pages intérieures vaguement démarquées de la thèse du ministre de l’Intérieur [...] avec un éditorial qui, discrètement tout de même, recourt au conditionnel. On ne sait jamais... »
Recourir au conditionnel ! Fi donc ! C’est bon pour les journalistes de Libé qui « veulent discréditer la vraie gauche, la gauche de gauche » (avec des vrais morceaux de LCR dedans !). Onfray, lui, est un philosophe libertaire-nietzschéen-de-gauche. Lui peut donc ne pas se démarquer du tout de la thèse du ministère de l’Intérieur, sans passer le moins du monde pour une crapule.
Que ces saboteurs « adolescents attardés », « ces demeurés se réclament de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme s’ils le souhaitent. Mais qu’alors ils lisent Émile Pouget et son petit livre intitulé Le Sabotage. »
Où Onfray a-t-il pris que les saboteurs présumés se réclament de l’anarchisme ? Dans les communiqués de la police. Mais peu importe puisqu’il s’agit de faire croire que ces militants ne peuvent qu’ignorer Émile Pouget, comme d’ailleurs les lecteurs de Onfray, auxquels il le révèle. C’est un principe de publicité de lui-même sur lequel Onfray ne transige pas : il ne cite pas, il révèle. N’attendez pas de lui qu’il signale l’édition du Sabotage en poche chez Mille et une nuits ou la réédition aux Presses du Réel, ou les nombreuses versions téléchargeables sur le Net auxquelles n’importe quel moteur de recherche vous mènera en 3 secondes. Cela atténuerait son mérite !
L’article se clôt sur un appel à « des formes modernes de luttes qui permettent, par exemple de transformer les grèves en fêtes gratuites pendant lesquelles on voyagerait sans billets. Ou qu’on défende l’idée de la gratuité des transports en commun - ce à quoi je souscris. À quoi servent, sinon, les impôts ? »
Depuis la position qu’il occupe dans la société, Onfray ignore que des militant(e)s (beuark ! avec des drapeaux ?) se battent effectivement pour la gratuité des transports. Ils n’y souscrivent pas ; ils organisent des actions coup de poing pour imposer la gratuité dans des stations de métro, ce qui suppose de se donner des rendez-vous, de rédiger des tracts, puis de les distribuer, puis d’affronter les contrôleurs et les flics (c’est l’objectif du Réseau pour l’Abolition des Transports Payants (RATP, 145, rue Amelot 75011 Paris Site RATP.). Toutes activités parfaitement ridicules et dépassées aux yeux d’Onfray.
Il semble que le premier article d’Onfray a suscité de nombreuses réactions, majoritairement défavorables, voire agressives. Que fait le véritable philosophe ? Un examen de conscience ? Une autocritique ? Vous n’y êtes pas. Il prend le rouleau et en remet une couche. Épaisse et malodorante.
C’est dans Siné hebdo n° 13 du 3 décembre 2008. Après un petit topo pédagogique sur les conditions (pénibles) d’une collaboration hebdomadaire à un journal (songez qu’il faut que l’article ait été rédigé avant d’être imprimé !), Onfray réitère ses positions précédentes : critique de Libé, éloge de Pouget, du sabotage bien pensé - celui qui nuit aux patrons et non au peuple - et de la grève festive.
Il ajoute : « Qu’est-ce que je ne disais pas ? 1. Que ces individus arrêtés étaient des « terroristes » ; 2. Qu’on avait raison de les poursuivre sans preuve - j’écrivais le lendemain de l’arrestation et tout le monde ignorait qu’il n’existait aucune preuve tangible contre eux ; 3. Qu’ils étaient des “anarcho-autonomes” ou des tenants de “l’ultra-gauche”. Je persiste et je signe. »
Tout le monde ignorait qu’il n’existait aucune preuve tangible. C’était donc ça ! Ben alors, y’avait vraiment pas de quoi s’énerver. Il se trouvait que le libertaire gauche-gauche n’avait pas encore en sa possession les informations que les journalistes, sur lesquels il crachait (c’est un tic ! anarchistes, journalistes, tout y passe), allaient lui fournir au fil des jours. Et, franchement, qui aurait pu imaginer l’incroyable vérité que ces saboteurs de la vraie gauche allaient révéler : la police avait menti ! On se pince ! Comment voulez-vous qu’un gauche-gauche aille penser une chose pareille avant de la lire dans Libération ou de l’entendre sur France-Inter.
Et d’ailleurs, ici je demande toute l’attention bienveillante du lecteur, le gauche-gauche est bien un libertaire incontestable puisqu’il est... je vous le donne en mille... abonné au Monde libertaire ! Il le confie non sans fierté aux lecteurs de Siné hebdo : « Je lis dans Le Monde libertaire, auquel je suis abonné ».
Mille pardons Michel, je retire tout ce que j’ai dit qui a pu t’offenser. Abonné au Monde libertaire ! Alors là, respect ! Ça en jette. Un exemple, moi. J’ai déjà acheté ce journal, j’ai même écrit dedans, au début des années 1970 pour la première fois, eh bien je ne me suis jamais abonné. On voit tout de suite qui a le véritable rapport au réel réel de gauche pour de vrai.
Que trouve Onfray dans l’hebdomadaire de la Fédération anarchiste (numéro daté du 20 au 26 novembre 2008) ? Ce qui l’arrange, bien entendu. L’expression « bras cassés » dans un article signé, et la désapprobation des actes de sabotage dans un communiqué de la FA daté du 15 novembre. La FA pense bien ce qu’elle veut des sabotages de lignes TGV, mais voici ce que l’on peut lire dans son communiqué : « La précipitation policière et l’emballement médiatique à présenter ces présumés innocents comme de dangereux saboteurs et futurs poseurs de bombe [...]. Que sont quelques caténaires arrachées (parmi 27 000 actes de malveillance recensés par la SNCF pour la seule année 2007) causant le retard de quelques dizaines de trains [...]. Les anarchistes ne croient pas que la propagande par le fait, conçue comme le réveil mythique de la conscience du prolétariat toujours prêt à la riposte, puisse obtenir le moindre succès. [...] Même si la Fédération anarchiste n’a jamais fait le choix de l’avant-gardisme, elle demande la libération immédiate de toutes les personnes emprisonnées et mises en examen. »
On voit immédiatement où Onfray peut rejoindre la FA, mais on voit très bien aussi ce qui figure dans le communiqué et qui est totalement absent des DEUX textes d’Onfray : la demande de mise en liberté des personnes arrêtées. Onfray n’en parle pas, parce qu’il n’y pense pas ; il n’y pense pas parce qu’il pense comme et avec les flics et les journalistes. Sa façon de s’abriter derrière des anarchistes assez embarrassés, auxquels il donne, mais pour l’occasion seulement, un brevet de sérieux libertaire, est une manœuvre pitoyable.
Il y a un troisième épisode à l’affaire. Onfray est sollicité par Libération (3 décembre 2008), ce qui lui permet de présenter une espèce d’autocritique alambiquée... aux lecteurs de Siné hebdo, lesquels sont supposés lire chaque matin un journal « qui a opté pour la gauche de droite » et sur lequel il crachait dans Siné hebdo. Cohérent n’est-il pas ?
Pour se défendre des accusations, Onfray défend toute la profession plumitive (l’adjectif s’applique également aux poulets et aux journaflics) dans un plaidoyer à mourir de rire :
« [...] La présomption d’innocence fonctionnait, certes [c’est toujours mieux que « semble-t-il »], mais la présentation des faits par les médias, relayant à chaud, faute de mieux, la version policière, ne semblait faire aucun doute : il s’agissait là des personnes qui posaient les fameux fers à béton sur les caténaires. Informé par cette seule source, dont la une de Libération [...] j’ai rédigé mon billet hebdomadaire ». Gna gna gna, gna gna gna.
Faute de mieux ! Ce faute de mieux mérite de prendre la place qui lui revient dans le musée de la philosophie policière. On dira dans les manuels « Michel-"faute de mieux"-Onfray ». En effet, chères lectrices, chers lecteurs, si les journalistes reproduisent sans y changer une virgule les communiqués du ministère de l’Intérieur, ça n’est pas du tout parce qu’ils partagent avec ce ministère et ses employés une même vision policière du monde. Ça n’est pas non plus parce que leur fonction sociale est de faire la publicité de l’état des choses existant, c’est-à-dire l’exploitation salariée plus la fiction d’une démocratie représentative. Non, c’est faute de mieux. Et comme le mieux, c’est bien connu, est l’ennemi du bien, les menteurs salariés ne sont pas près de changer de camp.
Onfray, lui, se découvre, au fur et à mesure de sa lecture de la presse, une vocation de journaliste d’investigation. Il était, faute de mieux, convaincu par la version policière ; il la renverse comme un sablier : « Car le dossier ne comporte rien ». Les « rigolos » et les « crétins » (termes jamais retirés ou autocritiqués) sont devenus des gens respectables, à qui on ne va tout de même pas reprocher un activisme international et une bibliothèque !
Onfray - c’est un peu son job - pose une question, douloureuse, par l’intermédiaire de Libération : « Devant un dossier vide et une totale absence de preuves, que peut le journalisme pour ne pas se déjuger plus que de raison ? En appeler au débat et aux dossiers - plus tard... J’y contribue d’autant plus volontiers que, dans Siné hebdo, j’ai moi-même donné le change en emboîtant le pas aux journalistes d’en face ! [Vous suivez toujours ?] Le temps d’une chronique, certes, mais quand même. [Vous avez bien lu ! Il dit une chronique.] Une leçon sur le journalisme qui est un pouvoir comme les autres et [probablement pour « ce »] que le libertaire que je tente d’être ne se rappelle probablement pas assez... » Bla bla bla, bla bla bla.
Notez que j’ai parlé de trois épisodes. Mais je n’écarte pas l’hypothèse qu’un quatrième m’ait échappé ou que d’autres soient à venir. Ce type se bonifie. Laissez-lui six mois et il découvrira l’existence des textes de lois antiterroristes français qui prévoient très précisément ce dont il s’offusque comme d’une anomalie incompréhensible. Dans un an, il aura compris que l’angélisme innocentiste, qu’il endosse pour se racheter après la cagoule antiterroriste, a de quoi faire vomir ou pisser de rire tous les libertaires du monde. En 2010...
Restons-en là. Vous avez peut-être, comme moi, autre chose à penser. J’en termine par une courte lettre ouverte :
Onfray, petit bonhomme ! Pourquoi ne pas te contenter de déblatérer sur Sade ou les Enragés ? Tu dis des sottises, bien sûr, mais tout le monde s’en tamponne. « Le libertaire que tu tentes d’être » ! Mais résiste à la tentation, mon gars ! On ne t’a rien demandé, t’es pas doué, tu te mêles de choses auxquelles tu ne comprends rien en nuisant à des gens qui pourraient t’en vouloir. C’est pourtant simple : la prochaine fois que tu sens le « libertaire » en toi qui veut s’exprimer, ferme-la !
Quelques commentaires sur certains commentaires
L’un des auteurs de messages, au pseudonyme nietzschéen, assure m’avoir connu « du côté de M... ». Sa discrétion l’honore, mais elle pourrait induire en erreur les lecteurs de cette page. Il ne s’agit pas du rocher de Monaco mais de la colline de Meudon (Hauts-de-Seine). J’ai évoqué mon militantisme de jeunesse au Groupe communiste libertaire de Meudon, dans les années 1970, et reproduit quelques documents dans Pièces à conviction (2001) (on peut les lire également sur ce site).
À destination des malheureux qui ne peuvent imaginer d’autre motivation à la critique du système spectaculaire et de ceux qui s’y épanouissent que la jalousie (il aimerait bien, lui, passer à la télé !), j’ai un scoop : Guy Debord s’est suicidé parce qu’on lui a refusé le poste de directeur de la Banque mondiale.
On peut lire d’autres commentaires de lectrices et lecteurs sur Bellaciao. Pourquoi là ? demande quelqu’un. Parce qu’ils ont repris le texte, comme n’importe qui peut le faire.
J’ai envoyé ce qui suit à Michel Onfray, qui ne m’a jamis répondu :
Erratum
Un certain nombre de coquilles se sont glissées dans l’article de Michel Onfray paru dans Siné Hebdo du 17 décembre (Passez Noël avec Camus).
A la place de la phrase : « Camus veut s’engager dès 1939, mais son état de santé lui vaudra un refus des autorités, Sartre découvre la Résistance et l’engagement une fois la guerre finie ». Il fallait lire : « Mobilisé dès 1939, Sartre est fait prisonnier et passe le début de l’occupation dans un stalag. En 1944-45, il résiste aux côtés -et sous la direction- de Camus, au sein du réseau Combat. Pour le reste, ses faits de résistance ont effectivement été exagérés après coup. »
A la place de la phrase « Sartre accompagne tous les totalitarismes, pourvu qu’ils soient de gauche, il pense que « tout anticommuniste est un chien » . » Il fallait lire : « Après quelques atermoiements (pour « ne pas désespérer Billancourt »), Sartre prend résolument position contre le stalinisme, quand les révélations sur les camps soviétiques commencent à affluer. Dès 1950, il écrit dans les Temps Modernes« il n’y a pas de socialisme quand un citoyen sur vingt est au camp ». Il mène campagne avec l’ancien déporté David Rousset. Les stalinien-ne-s le traitent de « hyène dactylographe ». Ayant retrouvé les militant-e-s communistes dans la lutte contre les guerres coloniales menées par l’armée française. Il rompt définitivement avec le P.C.F. après l’invasion de la Hongrie par l’U.R.S.S. (1956). »
A la place de la phrase : « Camus ne défend aucune sorte de terreur ; Sartre la défend quand elle est palestinienne, relève de la bande à Baader, de la « justice prolétarienne » maoïste. » Il fallait lire : « Sartre a toujours défendu le droit de l’Etat d’Israël à exister et à « se défendre ». Il s’est totalement désintéressé du peuple palestinien et de sa (juste) Résistance. Il y était même assez hostile, comme le raconte l’écrivain palestinien Edward Saïd., qui s’étonne d’une telle attitude venant d’un anticolonialiste proclamé. Sartre n’a jamais soutenu la Fraction Armée Rouge (« bande à Baader »). Il a rendu visite à ses militant-e-s emprisonné-e-s pour dénoncer la « torture blanche » par isolement sensoriel. Il a tenu à se démarquer publiquement des agissements d’Andréas Baader et de ses camarades. Ce dernier lui a d’ailleurs déclaré « je croyais rencontrer un camarade et j’ai rencontré un juge. ». Je n’ose croire que Michel Onfray soit partisan de la torture blanche. En avril 1972, le corps dénudé et mutilé d’une jeune fille de 16 ans, Brigitte Dewevre, est retrouvé sur un terrain vague de Bruay-en-Artois. Les flics poussent Jean-Pierre, un jeune ouvrier « fragile » à tout avouer. Le juge Henri Pascal préfère inculper un notable, le notaire Pierre Leroy. Les maoïstes prennent le parti de Jean-Pierre et du « petit juge » menacé par sa hiérarchie. Face à ce qu’il faut bien appeler une justice de classe, ils appellent de leurs vœux une « justice populaire » expéditive. Sartre a tenu à marquer son désaccord avec « un amalgame qui risquerait de pousser au lynchage » : « il faut le reconnaître : le lynchage est une pratique trop louche (voyez les lynchages au Etats-Unis), souvent trop empreinte d’une idéologie réactionnaire pour qu’il puisse devenir une sanction régulière de la justice populaire ».
A la place de la phrase : « Camus voulait une solution pacifique pour l’Algérie, via une formule fédéraliste chère au cœur des socialistes libertaires ; Sartre soutenait la terreur du FLN. » Il fallait lire : « Dans un contexte de guerre coloniale totale, face à une extrême droite haineuse qui le menace quotidiennement de mort, Sartre soutient le droit inconditionnel du peuple algérien à l’indépendance. Dans ce cadre, il prend parti pour le FLN, seul représentant crédible de la Résistance algérienne (en partie parce qu’il avait liquidé ses concurrents). Dans le même contexte, Camus s’est opposé à l’indépendance algérienne (« L’Algérie algérienne, ça n’a aucun sens »). Il rêvait probablement d’une Algérie idéale où toutes les communautés vivraient fraternellement, mais en refusant même d’envisager l’indépendance, il a contribué à détruire son propre rêve. Ajoutons que la pseudo-« formule fédérale » dans le cadre de la France, chère à Camus, n’était pas partagée par l’ensemble des libertaires. Daniel Guérin fut un anticolonialiste courageux, tout en refusant de signer un chèque en blanc au FLN. »
« Sartre agresse, accuse, attaque calomnie. », « Sartre boxe et se détruit le portrait tout en jouissant de la destruction de celui de son adversaire »... Je veux bien, mais que fais Onfray ? Pourquoi faire à Sartre un procès dans le style de celui que lui fit jadis Jdanov , l’idéologue en chef de Joseph Staline ? Quel est l’intérêt de prêter à Sartre des positions à l’opposé de celles qui furent réellement les siennes pour mieux le démolir ? Pourquoi tant de haine ? On pense à la description que Michel Ardouin dit « Porte-avion » donne de son complice Jacques Mesrine : « il devait souffrir d’un dérèglement hormonal : la plupart du temps, il faisait preuve d’une grande intelligence dans l’action mais, une fois par semaine, il avait une journée de méchanceté gratuite comme je n’en ai vu chez personne d’autre. «
Salut Claude, je ne résiste pas à envoyer ce message, refusé par a-infos, sur une variante locale d’onfrayisme... pour information sur l’engeance médiaco-libertoĩde
Anarchiste en France, électoraliste au Québec !
Normand Baillargeon le médiatique libertaire du Québec, on ne compte plus ses participations à la radio d’état canadienne, a appelé à voter aux dernières élections provinciale du 8 décembre, pour un parti social-démocrate (bien plus réfo. que le NPA par exemple). Rédacteur de plusieurs digests anarchistes et conférencier, surtout en France, il nous dévoile dans le texte qui suit, extrait de son blogue, la profondeur de ses convictions .....
« JE VAIS ALLER VOTER ! NON ? SI !... ...et ça va me faire tout drôle, je dois l’avouer. Je dois dire que je ne suis pas un anti-votard systématique et qu’il m’est arrivé de voter - à des référendums, par exemple, ou lorsque je pensais que mon vote pouvait faire une différence. Ce ne m’est toutefois arrivé que très, très rarement. Cette fois, je vais aller voter pour Québec Solidaire. Et je vais voter sans me boucher le nez, ce qui est déjà énorme Les idées que ces gens-là défendent sont très largement proches de beaucoup des miennes ; ils apportent déjà un souffle neuf et important à la vie politique québécoise. Il est crucial que cela continue et il est donc de la plus haute importance que, lors de cette élection, Québec solidaire fasse le plein de votes , pour assurer la pérennité de son action, pour faire en sorte que ses idées soient toujours présentes et discutées. Rêvons : un, ou deux, ou trois candidatEs de Québec solidaire est ou sont éluEs. Cela fera un réel changement dans la dynamique de la vie politique et parlementaire du Québec. Imaginez qu’on entende parler, à chaque jour, dans les grands médias, d’idées neuves qui n’y sont que très rarement évoquées. Une importante porte vers un réel changement serait ouverte. Et je rappelle qu’aux dernières élections, Amir Khadir et Françoise David sont passé tout près du but. Le 8, je vais donc aller voter pour QS, sans gêne aucune et sans penser que je trahis mes idées et idéaux libertaires. »
Jeudi 18 décembre 2008 TROP DE "TOURISTES" A TARNAC.... LES AMIS DU NEGATIF A L’OEUVRE LES "COLOSSES-KODACK" DE TARNAC...LES "NEUFS" ONT TROP D’AMI(E)S...
* Posted by LES AMIS DU NEGATIF A L’OEUVRE on 18 Décembre 2008 at 12 29 * Visualiser les billets du blogue
author par les bâtisseurs d’abîmespublication date jeu 18 déc 2008 12:20:13 UTCauthor address http://les-batisseurs-d-abimes.over-bog.com
Il en va ainsi de tout ce qui se vit dans la dépossession de tout. Dans le rapport tronqué des individus à leur histoire dont ’ils ne peuvent plus se saisir fugitivement autrement qu’en s’emparant "de ces instants qui les figurent mais comme en représentés"...
C’est dans la "communauté des consciences malheureuses" et impuissantes qu’ils se recomposent souvent, en bout de course, comme autant de spectateurs insatisfaits....Ils reconduisent toujours les mêmes causes et les même effets dans ce culte qu’ils vouent désespérément à l’image qu’ils se font "témérairement" de l’insolite, ce qui leur tient lieu aussi "d’insolence"... Ils ne reprochent au spectacle que de n’avoir pas reçu en garantie de ticket gratuit. Alors ils fraudent leur vie.
Tarnac est devenu le moment des "possibles prétendument accessibles"., Chacun est convaincu de pouvoir "en être", au moyen de comités de soutien "fourre-tout" dans lesquels se bousculent tous les candidats à la vie par procuration...
A n’en pas douter certains auront déjà fait le trajet "de la survie lointaine" au "sanctuaire de Tarnac", comme d’autres vont à Lourdes, y auront pris des toph’s de " la ferme", comme ils le firent tout autant naguère pour " Vitry aux Loges", certains, plus avides encore d’une proximité avec tous les risques qu’ils n’ont jamais pris auront été "s’en jeter un p’tit au bistrot" ...afin d’y prendre la pose....
Qu’il est doux à beaucoup de pouvoir, une fois, s’encanailler à si peu de frais !
Et puis, il y a aussi tous les autres qui se posent heureusement des questions, à commencer par les "neuf" eux-même.
Bien des salutations à celles et ceux qui soutiennent les inculpés pour de bonnes raisons. Aux habitants de Tarnac qui ont démontré dans une large mesure l’inanité du montage policier, à celles et ceux qui partout se reconnaissent dans la perspective de réponses appropriées aux mensonges de l’Etat, à commencer par la publicité de la critique qui va au delà du spectaculaire....
"les bâtisseurs d’abîmes" par ... publié dans : TERRITOIRES AUTONOMES &ZYMOTECHNIQUES communauté : Les bâtisseurs d’abîmes
Repères : guerre-sociale
Salut Claude, Tu viens de poser les jalons d’une critique de M.O qui commençait à s’imposer et pas pour peu. Il va bien falloir que nous nous y mettions aussi comme promis...Bref, en attendant, nous faisons savoir à celles et ceux qui se promènent sur nos "plateformes" que ce soit sut TAZ, N.I ou les bâtisseurs d’abîmes qu’on peut lire quelque chose d’intéressant sur le sujet. Bonne intro donc...et merci d’ouvrir le jeu des dégats/ Steph.
"Michel Onfray et "les neufs cretins du TGV" "Nous avions proposé ici de réagir aux "considérations outrecuidantes" de Miches Onfray dans SINE-HEBDO relativement aux neufs de Tarnac... Nous étions alors nous-mêmes occupés un peu loin des claviers, du moins assez pour n’avoir pas suffisamment de temps à accorder à une critique d’Onfray qui de toute manière ne saurait tarder beaucoup plus...(ne vous en faites pas : ça va viendre). Quelqu’un, pourtant de très occupé aussi, a trouvé le temps, lui, de s’y coller. Donc on lira avec un certains soulagement les mots pour le dire de Claude Guillon. sur rézo.net."
"Pourquoi Onfray-t-il mieux de se taire", par Claude Guillon http://rezo.net/139225
Bonne lecture les aminches ! Steph.K
Repères : guerre-sociale
"les amis du négatif à l’oeuvre". http://nosotros.incontrolados.over-blog.com http://les-batisseurs-d-abimes.over-blog.com T@Z : Territoires Autonomes Zymotechniques ... http://realclaaaaashnetwork.ning.com/ http://sousmarinvert.ning.com/profile/LESAMISDUNEGATIFALOEUVRE
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Tain les mecs, arrêtez. Vous avez pas de vie ou quoi ? (Moi je m’en fous, je suis au chômage, j’ai rien à foutre de la journée.)
Sérieux, l’anarchie, c’est quoi ? Une posture ? Des idées ?
Pine de morue ouais.
L’anarchie c’est se dire que les hiérarchies c’est de la merde, et comment on fait alors pour quand même vivre ensemble ? Allez hop, on essaye des trucs.
Voilà c’est quoi.
Onfray c’est un salonard. Il s’en fout de l’anarchie. Il fume son anarshit et kif sa race avec ses potes cathodiques, c’es tout. Après, il se fait cracher dessus, tant pis pour sa gueule. Faut pas emmerder trop longtemps un lamanarchiste des Andes.
Arrêtez BORDEL DE RIEU !
Vivez.
Changez le monde.
Merde.
Bonjour ! Depuis quelque temps je vous lis, via rezo. Je me sens en assez profonde adhésion avec ce qui coule de votre plume. Merci du plaisir. Puis-je énoncer que, peut-être, le partage se pourrait approfondir si vous trouviez quelques instants pour visionner les films courts qu’en francs-tireurs nous réalisons depuis deux ans et que nous déposons là : www.trucadire.com
A bientôt j’espère, Charly Dupuis
Bien vu Claude !
Onfray est une sacrée girouette . En cela c’est un type dangereux ! Il écrit bien et "séduit",ce qui est très "tendance" . En tout cas à la FA il en a séduit et je pense qu’il en séduit encore ....Pour en remettre une couche je pense qu’il bouffe à tous les râteliers. Le soucis c’est qu’il est médiatisé et de fait" sacralisé" .Il a donc le pouvoir de se montrer et de parler et il jouit tout en ridiculisant l’anarchisme .Pour conclure ce type peut servir le pouvoir sans le savoir mais aussi tout en le sachant !
Merci mr Guillon pour cet article.
Michel Onfray est une espèce d’intellectuel libéral-libertaire pas assez identifié pour le moment.
Un nouveau BHL ?
Peut être, mais à la différence d’"Henri", "Michel" est cultivé et argumente. C’est peut être cela qu’il le rend plus nuisible et agaçant.
D’une certaine manière on se fout de ce type. Sauf qu’il a du "pouvoir" quoi qu’il en dise... à quand une "laisse d’or" dans le Plan B
Il devient la nouvelle caution "critique" intellobobo de gauche.
"critique" car il s’autorise à cracher sur l’extrême gauche avec la drauche et la droite quel courage ou à cracher sur celles et ceux qu’il lui parle de classe ouvrière et populaire absent de son projet d’université "populaire". avec d’autres classes moyennes ou supérieures, quel courage !
(ouh ça il aime pas michel ! en bon républicain libéral-libertaire il nous dit fièrement que le peuple c’est lui, c’est tout le monde, c’est aussi les patrons, les bourgeois, les vedettes du show biz.
C’est ça l’esprit de rebel d’Onfray, être là où l’idéologie domnante l’attend. Pierre Bourdieu se retrourne dans sa tombe...
Rien de subersif à cracher dans la soupe du peuple qui lutte quand on est assis à la table des chiens de garde du système médiatico-politique et capitaliste
rien de subsersif à parler d’esprit rebel et de liberté de penser quand à accès aux médias, surtout quand c’est pour tirer sur les musulmans, la CGT, les anarchistes ou je ne sais quel autre proie du moment...
Définitivement pas convaincu que l’accès aux médias soit portionnel à la qualité de ce qu’on a y dire, ni au potentiel de subversion de l’invité...
Encore une fois le peuple doit mordre la main des philosophes qui prétendent lui apporter les Lumières (du show biz)...
Eh Mr Guillon, vous avez cent fois raison, mais on s’en fiche un peu, on avait rectifié de nous-mêmes, on est pas si cons...Ensuite c’est en gros la sempiternelle querelle de famille, qui est au fond -je n’ose vous dire : reconnaissez-le, ça fait flic je sais- une querelle d’égo. Alors attention au miroir : vous n’êtes pas loin, à souligner ces évidences critiques, de la pose esthétisante d’un Onfray. Le mieux ce serait quand même d’avoir une pensée si positiviement puissante qu’aucune once de notre attention ne s’égarât dans ces lectures et ces écritures un peu vaines.
Bien à vous, jicé
Je comprends pas ce commentaire !
On ne critique que par jalousie ? Par exemple, je suis très critique vis à vis de prétendus penseurs comme : Glucksman, Finkielkraut, BHL, ou Val... Et je peux assurer que je ne les jalouse pas... Car voici qui je jalouse : Sartre, Gide, ou Deleuze. Ils ont été célèbres, n’en ont pas pour autant abatardi leur intelligence, et aujourd’hui encore, les traces audiovisuelles de ces penseurs laissent admiratif ! Donc je conçois parfaitement que l’auteur critique des penseurs au plafond bas et la tête creuse quand on voit assez près dans le passé de vrais maîtres !
L’exercice de l’assaut direct genre "sus au gênant médiatique" peut provoquer, c’est humain, des réactions de défense du pauvre mis en cause.Je n’échappe pas à cette règle et je suis de plus persuadé que M.Onfray est un personnage des plus agréables, et prévenants, dans le cercle de ses relations.Je l’imagine sans peine capable d’empathie envers des innocents présumés qu’il aurait fustigés, sinon à tort, du moins trop rapidement.Je le jaugerai à sa réaction, si réaction il y a, lorsqu’on en saura plus sur l’affaire.
L’attaque "ad hominem" risque donc d’être improductive d’autant que l’on ignore quelles peuvent être l’influence et la nocivité éventuelles d’un philosophe auquel on ne reprochera pas non plus son allure :il ne nous inflige pas des chemises blanches comme tartes à la crème celui-là.
Reste que la propagation sans limite de toutes les opinions et les "pensées", qui se vaudraient toutes, est un signal inquiétant.
Salut Claude
Alors toi aussi tu as rejoins la meute des jaloux, des YAqua, des faut que, des gros guignols qui viennent toujours cassé les couilles parce qu’ils n’ont jamais réussi qu’en parlottes. Quoi qu’il en soit de Onfray, quand vous aurez fait ce qu’il a fait et ce qu’il fait vous pourrez causer. Je t’ai connu du côté de M... il y a bien longtemps, tu sais, alors bon je me permet ce petit conseil : évite de rejoindre la bande de frustrés jaloux qui empêchent toujours un petit pied en avant parce qu’ils rêvent de grands pas qu’ils ne feront jamais. Nous savons ce qu’est l’engagement et nous devrions comprendre qu’il y a différentes manières d’avancer un peu, celle d’Onfray en est une, qu’elle plaise ou non ! Les commentaires qui ont suivi son texte sont d’une puanteur de petits jaloux souvent imbéciles, qui aimeraient tant être à sa place que ça en devient gerbant... laisse ces gens là où ils méritent d’être dans les poubelles de leurs frustrations et toi continue gentiment de ne pas t’ennuyer en écrivant, c’est déjà pas mal... Comme tu le sais, dans ce milieu tout le monde peut en dire autant de tout le monde n’est-ce pas ? et nous restons comme toujours comme des gros cons à regarder progresser ce que nous détestons le plus en nous disputant bêtement. salut
Pourquoi toute cette violence contre ce type ?Il a l’air plûtot sympa ce gars. Jalousie de ne pas passer à la télé,sur les radios,dans les journaux ?
Nous sommes dans la "M....e".Pourquoi ne pas critiquer les gens de droite.Ca sert à quoi de critiquer une tiédasse de goche ?On se fait bastonner,agresser par la droite et vous vous prenez de votre temps pour critiquer une gravure de mode.
Sans présumer de l’oeuvre d’Onfray que je connais mal, en quoi est-ce interdit pour quelqu’un qui se proclame philosophe (et encore une fois je n’ai pas spécialement d’avis en ce qui concerne l’appartenance véritable d’Onfray au club fermé des philosophes) de donner son avis sur tout et n’importe quoi ?
Dans ce cas, que penser de Nietzsche une fois qu’il s’émancipe de la philologie, pour, par exemple, cracher sur les socialistes et leur luttes sociales, sur les démocrates et leur luttes pour la reconnaissance de droits politiques, etc ? Et de tous les autres philosophes qui ont donné leur avis sur des sujets sur lesquels ils n’avaient pas l’expertise du concret ?
Votre billet ressemble à un règlement de comptes, et comparer Val et Onfray c’est un peu du pousse-au-crime : on peut être d’accord ou non avec ce dernier, il n’en reste pas moins qu’il a un point de vue philosophique sur les choses (et non pas un point de vue de chansonnier)...
Cordialement, jdifool
Onfray tout comme Val souffrent des mêmes mots : ego hypertrophiés Aux antipodes même de la nécessaire humilité et de l’esprit de solidarité des véritables libertaires. Pour eux d’ailleurs solidarité se résume peu ou prou à un concept. Ils sont par la force des choses (en tous cas de leur nature) des opportunistes, de l’espèce de ceux qui ont permis depuis les trop fameuses années 68 que toute idée libertaire (et les moindres parcelles des champs lexicaux associés) soit non pas reprise mais RECUPEREE par les rouages du pouvoir. Ces récupérations se sont déclinées à l’envi et jusqu’à l’écoeurement dans le romantico-publicitaire de ces 30 dernières années. Le mal ne date pas d’hier. Cette traitre mouvance ne pouvait et ne peut qu’entraîner dans son sillon tous ces aspirants gourous qu’ils n’est même plus nécessaire de nommer, tous bien sûr extérieurs au nombre. C’est quand même fou ce qu’il y a de pseudo philosophes dans le lot ! ci après un texticule mis en ligne en 2003 au moment des frémissements anti-Fillon, anti-Ferry/Darcos et anti-etc.. peut-on dire que ça date ? comme aurait dit Anouar
"IL N’EST DONC PLUS URGENT D’ATTENDRE
C’est assez de notre « lente impatience » Mais méfi. Méfions-nous des gourous, comme naguère des prophètes. La pertinence des discours n’est qu’un point de rencontre, pas une source d’idolâtrie ! Et de ces points de rencontre naissent ou se renforcent des convictions, oui nous pouvons. Et lorsque nous voyons notre prochain (celui qui vient après ?) notre voisin, notre progéniture ou notre chiapatèque des forêts de Lacandone alors non seulement nous pouvons mais nous devons . Ugh Tout est fait pour que les rêves/évolution restent des utopies, du virtuel perpétuel nimbé d’un romantisme savamment orchestré par les élites, les parvenus, ceux qui "sont arrivés". Allons-nous ENCORE nous laisser bercer en attendant des lendemains qui déchantent ? Il ne tient qu’à nous de bousculer tout ça, de changer radicalement les règles, d’éradiquer toutes ces servitudes -volontaires ou non-. TOUT ne tient qu’à NOUS !
They’ve got the guns but we’ve got the number*
Hasta la Victoria siempre"
J’ai été déçu par votre billet : non sur le fond et l’essentiel qui me semble fondé : M.O. est en effet toujours approximatif, rapide, piètre politologue, très conscient de sa valeur et jamais amené à en rabattre,
mais sur la forme, des raccourcis, inexacts vous aussi, qui trahissent la pensée d’Onfray, et dès lors ne servent qu’à nourrir une polémique et des incompréhensions, en particulier pour ceux qui apprécie M.O, ne serait-ce que pour ses talents réels de pédagogue dans l’enseignement de l’histoire de la philosophie.
Finalement, vous n’êtes pas exempt de ce que vous reprochez à Onfray, à moins de considérer qu’aux billets d’humeur d’Onfray (avec les insuffisances et les dangers du genre), vous répondez par un autre billet d’humeur.
Je ne suis pas sûr que cela soit le plus efficace pour convaincre ...
Bonjour Monsieur Claude Guillon
votre billet m’attriste profondément. Onfray a pondu un billet dans la précipitation peut être. J’espère pour vous et les partisans du "Onfray salaud", que les auteurs du sabotage ne sont pas de la mouvance libertaire. Parce que sur le fond, son argumentation est béton, limpide, progressiste, et porteuse de révolutions dans la manière d’envisager la révolution.
Si les auteurs ne sont pas de la mouvance anarchiste, alors ce billet d’Onfray restera pour moi une occasion d’avoir cerné les problèmes fondamentaux de la gauche radicale et notamment libertaire.
Si les auteurs du sabotage en sont, alors ce billet est une condamnation à mon sens complètement légitime d’un mode d’action désuet, décrédibilisé depuis les attentats anarchistes. Qui ont largement contribué à tuer la plus belle idée du monde. 1% dans les sondages l’anarchisme.
Vous vous entétez à détester quelqu’un qui sans être de votre monde, à compris depuis longtemps ce que vous n’avez jamais compris : que vos modes de lutte sont dépassés, périmés, sans intérêt, et surtout sans effet. Regardez l’état du monde.
Prochaine révolution des libertaires : quand ils liront et comprendront la puissance de Machiavel ... Quand ils adapteront leurs modes de lutte au premier des impératifs : impacter, transformer le réel. Un jour, il faudra bien vous soucier de ... l’efficacité. A l’heure des NTIC, vos bouts de papiers à distribuer, vos cris dans le vide sont autant de signes de votre décadence. N’y associez pas cette belle idée qu’est l’anarchisme.
Lorsque vous publiez ce genre de billets, vous êtes loins d’en être dignes.
Tchaooo
Je souscris mots pour mots à votre texte sur Michel Onfray. Un avertissement si vous le permettez car moi-même j’ai été sollicité il y a quelques années par Bellaciao, sans que j’en fasse la demande expresse : un beau jour ils ont cessé de publier mes textes et ne m’en ont jamais donné la moindre explication. La chose est arrivée au moment de la dernière élection présidentielle. J’avais alors soumis à leur lecture un texte qui remettait en cause les fondements de la justice républicaine. Un parfait sabotage en somme. Bellaciao menait campagne, mon texte n’a pas été édité et je n’ai plus reçu la moindre nouvelle. Le plus étonnant c’est qu’ils n’ont pas retiré les articles qu’ils m’ont sollicité et je suis passé par l’une de leurs proches pour essayer de comprendre au moins pourquoi j’étais devenu persona non grata. Rien n’y fit. Je peux tout juste y poster des commentaires... Je vois que le nom de Michel Onfray apparaît parmi les rédacteurs de Bellaciao. C’est un site qui a une certaine visibilité, plus que "L’en dehors".
Je salue votre texte. Bien cordialement.