
Note du 22 août 2006.
Je lis dans Libération de ce jour un entretien avec Toni Bentley, auteure américaine d’un livre autobiographique intitulé Ma Reddition (édité par Maren Sell). Cette dame déclare que « l’enculade rétablit l’équilibre entre une femme qui a trop de pouvoir et un homme qui en a trop peu ».
Mémoires d’arrière-train, cette « Reddition » bien nommée est donc surtout un texte d’arrière-garde.
C.G.
Je donne ici, chapeau compris, pour celles et ceux qui n’ont pas eu accès au numéro du journal concerné, le texte d’un entretien téléphonique avec Matthieu Écoiffier, publié par Libération, le vendredi 26 août 2005, avant-dernier d’une série estivale intitulée « Cultures du sexe ». Le dossier dans lequel s’insère l’entretien concerne la sodomie hétérosexuelle.
Je signale que, dans le prolongement du travail que j’ai publié sous le titre Le Siège de l’âme. Éloge de la sodomie, éditions Zulma (réédition augmentée en 2005), je recueille des témoignages féminins sur l’expérience de la sodomie (subie, appréciée, pratiquée...).
Je n’envisage pas à priori de publier des témoignages in extenso mais d’en intégrer des passages dans une réflexion générale (mais c’est un projet à long terme dont la forme n’est pas fixée). L’anonymat des contributrices sera bien évidemment respecté.
Le faible nombre de réponses, comparé au grand nombre de visites sur cette page (toutes masculines ?), donne à penser que l’on est loin encore d’une parole aisée sur ces questions.
Me contacter par mail, y compris pour répondre à l’un des messages (les forums sont saturés de pourriels !) :
guillon.claude(AT)free.fr
L’entretien :
Claude Guillon, écrivain, a publié Le Siège de l’âme, Éloge de la sodomie (éd. Zulma, réédité en 2005). Il est l’auteur de l’article consacré à ce sujet dans le Dictionnaire de la pornographie à paraître en octobre aux PUF. Se situant toujours entre Eros et Thanatos, il avait coécrit l’ouvrage polémique Suicide, mode d’emploi en 1982.
Assiste-t-on en 2005 à un regain de la tendance anale chez les hétéros ?
La sodomie est certainement moins honteuse aujourd’hui. Et elle est davantage déclarée dans les enquêtes sur la sexualité. Des sexologues signalent beaucoup de consultations d’hommes qui n’arrivent pas à avoir une érection suffisante pour s’y livrer. Enfin, des enquêtes sociologiques sur la prostitution indiquent une demande masculine de se faire sodomiser par une femme ou un travesti. On en parle aussi beaucoup de façon très banale, dans certaines émissions de radio très écoutées par les ados comme celles du Doc. Et sur les sites Internet, notamment musulmans : il y a actuellement une intense activité de théologie sexuelle chez les musulmans, comparable à celle qui animait autrefois les catholiques.
Dans le Coran, l’enfer musulman réserve au sodomite la première place...
Toutes les religions condamnent la sodomie. Y compris le bouddhisme malgré sa réputation de grande largesse d’esprit. Toutes les pratiques sexuelles qui ne mènent pas à la conception ont souvent été réunies sous ce terme générique. Aux États-Unis, il a fallu attendre 2003 [et non pas 2001, comme indiqué par erreur] pour que la Cour suprême abolisse les lois qui la pénalisaient encore dans certains États.
La littérature s’est montrée plus tolérante : « Dis-toi bien mignonne que tu as deux sexes », a écrit Ovide.
Certes. On s’encule énormément dans Sade, mais c’est souvent dans la torture, la douleur, le viol. Chez Pierre Louÿs, on s’y adonne plus gaiement. Plus récemment, c’est le cinéma qui a repris le flambeau : après Le Dernier Tango à Paris dans les années 70, Catherine Breillat en a fait un acte récurrent de ses films. Dans Parfait amour, la sodomie se termine par un meurtre, elle est initiatique dans Ma sœur, onirique dans Anatomie de l’enfer où Rocco Siffredi farde l’anus de sa partenaire avant de la pénétrer ; suggérer la connexion entre différents organes est le propre de l’érotisme.
La couverture d’un roman de science-fiction de Farmer montrait déjà une femme traversée par un tube qui, partant de son anus, ressortait par sa bouche. L’un des paradoxes de la sodomie c’est qu’il n’y a pas de limite anatomique à la pénétration, contrairement au vagin fermé par le col de l’utérus. Être à la fois l’infini et le resserrement est pour beaucoup l’un des charmes de la sodomie...
Vous-même en avez écrit l’éloge...
Pour moi, le plus intéressant dans la sodomie, au-delà de tel avantage physique ou de la jouissance de la transgression, c’est qu’il s’agit d’une pénétration de la limite entre plaisir et douleur. Pour un duo amoureux, c’est une épreuve érotique : mal menée, elle peut se révéler insupportable. La sodomie peut aussi être l’école de la grâce à condition de faire preuve d’écoute et d’attention. Autre paradoxe, elle demande aux hommes de faire preuve d’une grande « virilité érectile » et de beaucoup de délicatesse.
Et quid de la sodomie réceptive chez les hommes hétéros ? Aux États-Unis, certains salons proposent même des massages de la prostate.
L’hypothèse nouvelle me paraît être la banalisation de la sodomie, active ou passive, comme composante de l’érotisme féminin. Difficile, dans le ping-pong entre la réalité et ses représentations, d’évaluer son ampleur mais elle est très probable. De plus en plus de femmes s’approprient cette pratique. Cela va avec l’idée d’une inversion des rôles, , que la femme elle aussi peut pénétrer. Et avec la banalisation es vibromasseurs et des gode-ceintures. Bref, cela suit le mouvement d’une autonomie de plus en plus grandes des pratiques sexuelles des femmes, en solo ou avec partenaire. Demandeuses, elles se heurtent parfois à un refus des hommes, lié au tabou de la localisation, à l’excrément, ou à la peur de ne pas savoir faire. Il va falloir qu’ils suivent.
Recueilli par Matthieu Écoiffier
Un nouveau témoignage (avril 2008)
Je viens témoigner sur le sujet : "Les femmes et la sodomie".
La première réflexion qui me vient à propos de la sodomie : "c’est délicieux", mais oui, je vous assure !
J’ai 56 ans et avec mon compagnon on ne s’en prive pas, on ne la pratique pas systématiquement à chaque rapport sexuel, mais très souvent.
Je la pratique environ depuis l’âge de 30 ans.
J’ai eu de nombreux partenaires dans ma vie sexuelle et je ne l’ai pas pratiquée avec tous, cela dépendait des habitudes de chacun et de l’humeur du moment.
En règle générale, je préfère une pénétration vaginale avant avec 2 ou 3 orgasmes ou plus, et ensuite la sodomie vient à la fois comme un plaisir en plus, différent et plus intense, plus complet je dirais...J’en ai des frissons de partout et une chaleur intense envahit mon ventre, ma peau...Je ressens la même chose avec une pénétration vaginale, mais en moins intense, en fait je crois que j’ai plus l’impression de jouir avec tout mon corps, c’est un feu d’artifice et je m’envole dans les étoiles.....enfin c’est fantastique !
J’ajouterai que je suis une "femme fontaine", et d’après certains des partenaires que j’ai eus, cela me donnerait une prédisposition à avoir des orgasmes multiples et à être totalement libre dans les rapports sexuels et donc à apprécier la sodomie.
Salutations amicales.
Message reçu de Marie (que je dois copier/coller ici pour ne pas laisser subsister son adresse e-mail qui était intégrée à son message de réponse).
La sodomie est encore un tabou chez une catégorie d’hommes qui sont classés classiques, peu ouverts, tendance matcho.Elle se pratique effectivement avec elégance quand un couple se connait en profondeur, a dépassé ses extrèmes, se respecte et est à l’écoute l’un de l’autre. Le passage douloureux de la sodomie est évité si chacun est à l’écoute, soit l’un des deux est trop stressé, soit les hémorroides bloquent le passage, par exemple... En fait que ce soient hommes ou femmes, pratiquer la sodomie chez certains paraît répugnant, sale, la représentation des matieres fécales est restée primaire dans leur esprit.
Pour une symbiose sexuelle et un approfondissement des rapports sexuels d’un couple, il faut parfois passer par des actes inconnus, ou extremes pour connaitre l’autre, ses gouts, et découvrir un nouveau monde à deux. Pratiquer la sodomie , c’est se connaitre, sans complexe, avec une intimité, une complicité . Ne pratiquer que la sodomie est une voie de garage pour un homme non performant, et ne pas la pratiquer : vous loupez une marche de la sexualité, de la découverte des sens profonds.
J’ajoute ici, pour des raisons techniques, un message de Marie
Je rétablis peut etre l’équilibre du pouvoir par la sodomie si j’en crois les dires de Toni bentley (note du 22 aout de Claude Guillon), j’aime bien cette version, je prefere plaisanter que de me prendre au sérieux. Rester simple semble difficile dans notre société : Dans mon premier commentaire, je me suis mal exprimée, j’ai osé écrire mais la formulation ne donne pas toujours les effets désirés.....pratique qui veut la sodomie, je ne juge pas si c’est bien ou mal de ne pas le faire, je souligne juste que la sodomie n’est pas un tabou pour moi, elle fait partie de mon monde sexuel.
Comparons cela à une branche artistique : c’est tout un art de la pratiquer pour la savourer, mais l’art est immense, sans limites et je ne me permettrais pas de juger du monde sexuel de chacun...
et un autre...
Bonjour, Je viens de tomber par hasard sur ce site en tapant d’autres termes de recherche que "sodomie" et j’ai lu tout cela avec attention. J’ai probablement une histoire toute particulière. Je ne voudrais pas virer dans le glauque mais ma première expérience en la matière fut assez sordide puisqu’elle se fit lors d’une soirée avec un ami, soirée durant laquelle cet ami ""abusa"" de moi (j’étais ivre et inconsciente). Mon consentement il ne l’avait pas c’est certain mais le mot viol ne me vient cependant pas à l’esprit, je tiens tout de même à le préciser. Je n’ai pas ressenti ça comme un viol puisque... je n’ai rien ressenti du tout lol Bref. Ma premiere expérience ne m’a donc laissé que peu de souvenirs (de vagues sensations que je suis incapable de rattacher à quoique ça soit) et ne m’a ni franchement dissuadée ni franchement encouragée à recommencer, mais les suivantes... Je trouve que la sodomie est une source de plaisir(s) intense(s). Mon premier orgasme : sodomie, mon second idem etc etc etc A tel point que je me demande si mon corps est capable de ressentir du plaisir autrement que par ce moyen. Les premieres fois furent douloureuses et quelquefois encore il m’arrive de souffrir, notament au début mais ensuite, comme le disait l’un des intervenants précedents : "je pourrais continuer durant des heures". Je ne pense pas que cette expérience sexuelle se rattache au domaine de la soumission, de la domination d’un des partenaires. Je pense qu’elle se rattache exclusivement au domaine du plaisir. Des sensations ressenties. Cela peut être une marque de domination pour certains mais ce n’est pas systématique. Et je pense qu’il est évident qu’une sodomie sans stimulation préalable et durant l’acte en lui même n’apporte que peu de jouissance. Pour répondre à la personne qui déplorait que la sodomie soit banalisée et que les jeunes la connaissent, je répond que cela est loin d’être un mal. Les jeunes personnes ne sont pas completement stupides et sont bien fichus de se rendre compte que, oh, miracle, il y a un deuxieme orifice, sorte de deuxieme sexe (dixit Ovide) et que, tient, ça a l’air de plutôt bien s’emboiter. La libéralisation des moeurs est une excellente chose. On ne se sent plus, comme auparavant, coupable d’un rapport sexuel (que dire d’une sodomie, péché mortel, liaison directe avec l’enfer), on le vit mieux. Pour en revenir à la sodomie, je trouve dommage que certaines personnes manquent de curiosité à ce point. Je pense, moi, que sans aller jusqu’à des choses extrèmes (nécrophilie, scatophilie : encore que je pense que cela vient de ce que l’on nous enseigne étant petit "touche pas à ça, c’est caca !" je sais, c’est ridicule mais c’est pourtant ce qui est dit. Et puis les excréments, on sait tous que ça sont des déchets organiques, rien d’interessant et aucune chance que ça soit BON. Donc en consommer juste pour essayer.... un rien idiot, a moins d’être en pleine famine lol) il faut essayer un minimum de choses. Faire l’apprentissage de ce qui nous entoure. Je ne parle pas essentiellement de la sodomie mais de tout ce qui lévite autour de nous. Savoir quel gout a une croquette pour chien, ce que ça fait [...] de rencontrer qqun sur le net, [...] etc. Je ne dis pas qu’il faut renouveler ! Une fois suffit. Parce que renouveler peut être dangeureux [...] ou que cela ne nous plait pas (croquette pr chien ou.... sodomie). Mais essayer. Savoir à quoi l’on pourra dire non par la suite, savoir ce que l’on qualifie "d’inintéressant". [...] On ne peut pas aimer ce que l’on ne connait pas, c’est normal, mais on a pas le droit de juger. Justement.
et un autre...
Pratique"normale", cela signifie quoi ?
En tout cas pratiquée depuis longtemps par des jeunes filles juives et arabes (et sans doute occidentales et africaines ?, mais je n’ai pas de témoignage) pour garder leur virginité et comme moyen de contraception, bien ou mal, je ne sais pas, dans ces cas c’est à la place d’une sexualité dite normale de pénétration du sexe masculin dans le vagin, qui peut mener à une grossesse.
Pour moi, il n’y a de norme nulle part, des pratiques plus ou moins fréquentes, courantes dans l’ancien testament, refusée au départ par les catholiques pour se démarquer des autres religions... pour moi, pas de norme, mais un bien-être de chaque individu avec soi-même et avec l’autre : alors toute pratique sexuelle, avec ou sans pénétration vaginale ou anale, me parait bonne pourvu que les partenaires en soient satisfaits
Pour ma part, je la pratique de temps en temps, parfois pour faire plaisir, parfois pour mon propre plaisir, et peu m’importe, il m’arrive de la refuser parce que je n’en pas envie à ce moment là, seul mon désir et celui de l’autre sont en cause, aucune notion de "pouvoir" de qui que ce soit.
Mon plaisir sexuel est lié à mon désir et à celui de l’autre, et au respect de chacun pour l’autre, j’aime faire plaisir, mais pas contre mon désir ; j’aime que l’on me fasse plaisir et que l’on me respecte..
J’ai 61 ans, mariée et divorcée deux fois, et plusieurs relations avec des hommes successifs, j’en ai encore..
Bonjour,
Je suis un peu étonnée que la sodomie soit ici encore un peu "taboue", je pensais que c’était une pratique banalisée. Je l’ai pratiquée assez tôt dans ma vie sexuelle. Au début un peu maladroitement. Je l’ai fait par curiosité et pour l’aspect psychologique de me sentir dominée... J’aimais bien. Plus qu’être pénétrée vaginalement parfois. Et puis, la maturité venant, ça a été encore mieux. Beaucoup mieux. J’adore être sodomisée après avoir été pénétrée vaginalement en général. Que l’anus soit lubrifié a l’aide de mes sécrétions vaginales et que je sois pénétrée progressivement par un puis plusieurs doigts de mon partenaire. Si c’est fait sans préparation c’est à oublier. C’est douloureux, sans plaisir, et en ce qui me concerne de toute façon cela ne se fait pas, anatomiquement parlant. Si je n’en ai pas le désir, je ne le fais pas non plus, parce que pour l’avoir déjà fait, cela ne me donne pas de plaisir dans ce cas. Je ne le fais pas avec tout le monde, je ne le fais pas systématiquement ; c’est comme tout, ça se fait en fonction du partenaire, du moment... Cela me donne en général plus de plaisir que la pénétration vaginale. J’aime que ce soit lent, progressif ; je pourrais le faire pendant des heures ! Je ne le demande pas verbalement, je guide. Ou bien je le demande verbalement pendant l’amour et alors ça fait partie pour moi du jeu de l’excitation. En ce qui concerne les réactions des hommes, je n’ai jamais eu de refus. C’est presque toujours moi qui suis demandeuse. Même toujours je crois. Peut-être que les hommes n’osent pas ou qu’ils n’y pensent pas ou n’en ont pas envie. Parce que quand je suis bien avec un homme, je le demande assez tôt (dans la relation avec l’homme je veux dire, je n’ai pas besoin de connaître la personne depuis longtemps pour en avoir envie, cela m’est arrivé de demander lors du premier rapport avec quelqu’un). Peut-être que si j’attendais plus, j’aurais plus de demandes ou propositions, je ne sais pas. Je ne vais pas faire du prosélytisme pour la sodomie parce que je comprends très bien que des gens n’y trouvent pas de plaisir ou n’aient pas envie d’essayer. C’était juste mon témoignage personnel sur le sujet, vu que c’était demandé gentiment :-)
PS : Tant que j’y suis, j’ai aussi une requête. Je trouve votre blog, que je découvre, très intéressant (cf sujets sur les régimes et le suicide, que je viens de lire), alors si jamais vous avez un avis sur la mode de l’épilation intégrale ou quasi-intégrale (c’est pareil) du sexe, je serais ravie de vous lire. Parce que pour moi c’est une horreur (dediou ce que c’est douloureux de s’épiler le sexe, je renonce) PPS : j’ai 35 ans (pour vos stats ?)
je n’ai jamais pratiquée la sodomie et n’y suis pas intéressé. Que des gens la pratique ne me gène pas, pourquoi pas ? Je n’ai aucune connaissance sur les questions que je me pose banalement : c’est tout de même bien par la que les matières fécales s’extrait n’en reste t’il jamais ?
Par contre il y a une chose qui m’embête c’est dire que ne pas pratiquer la sodomie c’est être coincé ou macho, ou encore que c’est "loupez une marche de la sexualité, de la découverte des sens profonds." comme s’il fallait absolument TOUT faire, et que l’extase se trouvez dans le fait d’avoir tout essayer. Soit, hé bien à vous les joie de la scatomanie, bouffez les excrèments de votre partenaires si ça vous intéresse. Nous pourrions dire la même chose. Ne pas manger les excrèments de sa/son partenaire c’est rater quelques chose, une "marche" de la sexualité, c’est ne pas connaitre cet aspect profond, en quelque sorte si vous ne manger pas les excréments de votre partenaire - si vous ne pratiquez pas la sodomie, même si ce n’est pas la même chose, l’argument est du même niveau- vous ne connaitriez pas profondément votre partenaire... Certainement d’un point de vue physique vous auriez raison... libre a vous de disséquer votre partenaire pour le connaitre encore plus, jusque dans ses détails les plus profond, mais a mon avis ce n’est pas votre partenaire que l’on connaitra plus par ses pratiques, mais nos propres limites et aussi bien autre chose.
Pour résumer donc, "la sodomie ce n’est pas sale", mais dire que ne pas la pratiquer c’est être macho, ou incomplet dans sa découverte de l’amour, ou ne pas connaître entièrement son partenaire... ça, c’est bien dommage de préjuger ce que pense les autres, de se permettre de penser pour eux.
Chère Bug-in Je vous signale que le sperme des hommes sort par leur urètre, c’est à dire par le même endroit que l’urine. Le sperme en est-il sali et dégoutant ? Je suis d’accord que ne pas pratiquer la sodomie n’a aucune signification négative, en revanche la façon dont vous en parlez montre une ignorance certaine et presque une certaine bêtise (il n’y a aucune agressivité dans ce propos). D’abord vous ignorez qu’il y a toujours des limites même si ces limites sont souvent et régulièrement reculées et parfois "avancées" (progrès et régression, ne faisons pas trop d’Histoire ;-)), donc pourquoi confondre sodomie et scatophilie ou sadisme meurtrier (dissection). Aucun rapport ! Ensuite que pensez-vous de la fellation complète ? Du cunnilingus (lècher une vulve sans lécher la sortie de l’urètre et même le bord de l’anus, c’est bien difficile ou alors vous avez un cunnilingus bien timide ;-)
Bref faites ce que vous voulez mais ne pensez pas si mal et envisagez d’être plus curieuse par information ou par pratique. Je peux seulement témoigner que la sodomie ce n’est pas plein de caca partout :-) et que cela est souvent très bon :-))
Je regrette que cet acte soit banalisé et présenté comme une pratique normale, dont tout jeune connaît l’existence.
Une femme de cinquante-trois ans
Je préfère que les jeunes s’enculent sereinement et avec bonheur plutôt qu’ils se tapent sur la gueule...
Où est le problème de la sodomie si personne n’est en souffrance ? Je hais le doigt dans le nombril parce que cela m’est désagréable : sensation qu’on m’étripe, qu’on agite une lame dans mes entrailles, comme une opération ventre ouvert sans anesthésie... Et je ne regrette pas pour autant que cela puisse être considéré comme une pratique "normale". Tant qu’elle est pratiquée entre personnes qui n’en souffre pas. Au passage, soulignons l’importance de prendre des précautions quand on utilise les mots faisant allusion à la "norme"...
Avant de me porter juge d’une pratique, quelle qu’elle soit, je tente souvent d’évaluer le "taux de souffrance" qui en découle. Si celui-ci est nul, même si mes représentations personnelles sont bousculées, j’accorde à cette pratique un regard bienveillant.
Je suis une femme qui n’a que 26 ans et pas de leçons à donner à une femme plus expérimentée, mais cette façon d’aborder des moeurs/pratiques/façons de faire m’a jusqu’ici beaucoup réussi (et la sodomie aussi, d’ailleurs !).
Bonsoir Que notre "bonne" vieille éducation (ou culture) judéo-chrétienne nous ait enseigné depuis des générations que la sodomie était "mal" ( !)... certes, mais il en était de même pour la masturbation, la fellation, le cunilingus,etc... bref tout ce qui n’avait pas pour but de procréer... le plaisir lui même était rejeté.... mais, nous avons évolué, la procréation aujourd’hui est choisie et nous avons enfin le droit d’accéder au plaisir pour le plaisir et pour lui seul. Nous avons enfin le droit de manger et non pas seulement de nous nourrir... pour poursuivre le parallèle : le sexe est un besoin tout comme l’alimentation mais bon sang, je préfère diner sur une belle table, avec de belle assiettes, des bougies, de l’encens, une lumière tamisée, une tenue faite pour plaire à mon épouse, des surprises, etc.... bref, dans le sexe comme dans la nourriture, un minimum de sophistication ne peut être qu’un plus... personnellement, je ne me contenterais jamais de Mc Do.... se contenter de ce que l’on connait juste par "besoin" et répeter à chaque fois la même chose serait pour moi la mort du désir... donc du couple... ma femme ne serait alors plus mon épouse mais seulement mon amie... et puis, la sensualité a aussi une dimension ludique (si j’étais plus jeune je dirais que c’est "fun")... on peut rire, s’amuser, se surprendre, s’étreindre, se sauver, revenir, bref... jouer de tous nos sens, de chaque parcelle inervée de nos corps pour prendre et offrir le plaisir que la nature a eu la grace de nous proposer. Que certains le veuillent ou non, l’anus chez l’homme comme chez la femme est une zone érogène -ou plus exactement "érogénéisable" (si je puis dire)-... il suffit parfois pour le découvrir de savoir renverser des barrières culturelles qui n’ont plus aucun fondement (si j’ose dire)... je peux comprendre le rejet de certains pour cette pratique mais alors pourquoi ne pas aussi rejeter masturbation, fellation et cunilingus ?.... n’allez pas me dire que ces pratique là aussi sont sales, "anormales" (sic. mais de quelle "norme" parle t’on ?.... car s’il s’agit de "norme statistique", il fauit revoir vos points de vues, les normes statistiques changent -heureusement !)... et puis rien n’est sale de ce qui vient de l’être aimé... il suffit d’un minimum d’hygiene, de curiosité et d’un amour immense... c’est tout...
Un homme de 44 ans, marié depuis 20 ans, amoureux et.... pratiquant les plaisirs anaux mutuels et réciproques...
90% des gens sont sssis sur une fortune et ils ne s’en rendent pas compte. J’ai initié 3 femmes à la sodomie et elles m’en ont été très reconnaissantes. Comprenons-nous bien : il est parfaitement possible d’avoir une vie sexuelle épanouissante sans recourir à la sodomie. Tout comme 1 milliard et demi de musulmans semblent bien heureux de vivre sans boire une goûte de vin... Pour ma part, je suis très heureux d’avoir été initié au vin il y a 30 ans et d’en profiter tous les jours. C’est un important agrément de la vie dont je peux bénéficier. Il en va de même avec la sodomie qu’il ne faut absolument pas confondre avec la scatologie.
Le problème réside dans les préjugés et surtout dans l’ignorance de l’approche que requiert cette pratique. Passons au second point. J’ai tout appris grâce à une Italienne experte en la matière. Mariée pendant quelques années, son ex-mari a bien tenté de la sodomiser à plusieurs reprises. Mais, il était tellement malhabile qu’il la faisait beaucoup souffrir et la relation devenait ainsi impossible. Une fois divorcée, cette femme a eu un psy comme amant. Il lui a tout enseigné : le secret consiste à prendre tout le temps qu’il faut : analingus, un doigt humecté, un deuxième doigt et enfin la tête du pénis. Ce dernier doit pénétrer très, très lentement. Cette femme disait constamment : Lentement ! Lentement ! Lentement !!! S’il le faut, il faut prendre 30 ou 45 minutes avant de pénétrer complètement. Un quart d’heure plus tard, la femme connaît un orgasme fulgurant.
Avec cette Italienne que je ne rencontrais qu’une semaine tous les 3 mois car nous étions séparés par 2 000 kilomètres, de cette façon nous pratiquions le sexe anal 2 fois par jour. Et ceci, sans utiliser de lubrifiant autre qu’un peu de salive sur mon gland.
Un jour, elle m’a proposé d’essayer quelque chose : un doigt de sa part. Jusqu’ici, avec toutes mes partenaires, je n’acceptais que l’analingus (super !) et le chatouillement. Car le toucher rectal me faisait penser à mon toubib lors de la visite annuelle...J’ai adoré . J’ai demandé un 2è doigt et un 3è ce fut impossible d’aller plus loin. Mais, avec son god et les boules chinoises, j’ai connu l’équivalent de ce que découvre un amateur de vin en dégustant un très grand Bordeaux pour la première fois. C’est ainsi qu’à 50 ans,je découvrais que j’étais assis sur une fortune sans le savoir. La sodomie : C’est comme la chanson : C’est si boooon !!!!!!!! Pourquoi s’en priver ? On a tout à gagner.
Bande de cochons !
Et l’amour là-dedans ? Bordel...